Des morts et des maisons brûlées dans l’Est

L’attaque a eu lieu quelques heures seulement après le départ du président Joseph Kabila qui séjournait depuis le 3 août dans la région. 

« Les assaillants ont opéré à partir de 23 heures [22h00 TU], tuant sept civils, et ils ont brûlé 60 maisons », a déclaré, le 8 août, Déogratias Kitabingwa, délégué du gouverneur du Nord-Kivu à Kibirizi, localité située à 85 km au nord-ouest de Goma, chef lieu de la province.

Parmi les personnes tuées, « cinq sont de l’ethnie nande et deux sont de l’ethnie hutu », a indiqué le fonctionnaire, précisant que « certains ont été tués à la machette et d’autres par balles », avant d’attribuer l’attaque à des rebelles rwandais des Forces démocratique pour la libération du Rwanda (FDLR).

Cette version de l’incident et son bilan ont été confirmés par Gaston Kakule, le président de la société civile de Kibirizi.

Les Nande contre les Hutu

Depuis le début de l’année, plusieurs dizaines de personnes ont été tuées dans cette zone lors d’affrontements opposant Nandes et Hutus. Les derniers affrontements entre les membres de ces deux communautés remontent au 19 juillet et avaient causé la mort de dix personnes.

Les Nandes accusent les Hutus congolais d’être les complices des FDLR pour les chasser de leur territoire. Les Hutus congolais, qui ne nient pas être à la recherche de nouvelles terres agricoles, accusent les Nandes de violer leur droit constitutionnel à s’installer où ils le veulent.