Situation à l’aéroport de N’djili: tension palpable, marre humaine, la garde présientielle est là, la Monusco aussi!

DIRECT.CD —  Alors que l’UDPS dénonce le décalage du vol d’Etienne Tshisekedi, devant l’aéroport de N’djili à Kinshasa, c’est un fragile équilibre entre la police et une immense foule qui scande de chansons hostiles au régime, cristallisant les attentions. Le point sur la situation.

« Nous dénonçons l’ordre donné par le commandant de l’aéroport » à l’équipage « pour que l’avion du président Tshiskedi arrive à 17h00 (16h00 GMT) au lieu de 13h00 (12h00 GMT) afin d’empêcher un accueil délirant » de ses partisans, a déclaré à l’AFP Augustin Kabuya, un des porte-parole de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS).

Refusant de commenter ces accusations, Georges Tabora, le commandant de l’aéroport de Ndjili, a seulement déclaré à l’AFP que « l’heure d’atterrissage qui m’a été communiquée est 14h00 (13h00 GMT). Il a ajouté n’avoir « aucune emprise sur l’heure de l’aéroport de décollage ».

« Il peut s’agir d’un problème technique et dans l’aviation il faut suivre les recommandations des spécialistes », a déclaré pour sa part Lambert Mende, porte-parole du gouvernement, niant « toute implication » du gouvernement du président Joseph Kabila.

 

Au alentours de l’aéroport, une foule immense de partisans portant les signes de l’UDPS et des effigies de l’opposant ont commencé à converger dans la matinée vers l’aéroport de Kinshasa où Etienne Tshisekedi était attendu pour un retour maintes fois annoncé mais jusqu’à présent toujours reporté.

L’arrivée de l’opposant Martin Fayulu et ses partisans a même failli tournée au vinaigre, alors que la tension était visiblement palpable.

De son côté, le commissaire général de la police, Charles Bisengimana,  a déployé un impressionnant dispositif sécurité, accompagné des gardes présidentielle et de la MONUSCO.

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