Moïse Katumbi annonce qu’il sera présent au meeting du 31 juillet!

L’ex-gouverneur du Katanga et candidat président a rendu visite à Etienne Tshisekedi  et annonce qu’il sera bel et bien présent au meeting des opposants le 31 juillet à Kinshasa. 

Moïse Katumbi, lui, a annoncé que malgré les menaces d’arrestation qui pèsent contre lui, il serait aussi de retour « avec mon grand frère Katebe Katoto » ce dimanche 31 juillet pour participer au grand meeting qui doit réunir les principaux mouvements de l’opposition.

La veille, le ministre de la Justice congolais, M. Thambwe, avait pourtant assuré que si l’opposant rentrait, il serait immédiatement arrêté, vu sa condamnation dans le dossier de spoliation immobilière. Un dossier qui vient de prendre du plomb dans l’aile avec la lettre de la magistrate de Lubumbashi. Moïse Katumbi, lui, se contente d’annoncer « je n’ai rien à me reprocher, je rentre dans mon pays. S’ils veulent m’arrêter, qu’ils agrandissent les prisons parce que des milliers de compatriotes me suivront. »

Dans les rangs de l’oppposition, la mobilisation est déjà très importante. « On sent que quelque chose est en train de se passer. Le retour de ces deux personnalités ne va faire qu’accroître la pression sur le pouvoir qui est au bord de l’implosion », explique un membre du Fonus, parti membre de la Dynamique de l’opposition, qui vient d’entendre la nouvelle du retour de « Moïse », comme les gens l’appellent dans le pays.

Et Katumbi, de son côté, n’entend pas se contenter de ce retour très médiatique à Kinshasa. « Ce n’est qu’un premier pas. Le 19 septembre, la présidentielle doit être convoquée. Qu’il y ait ou non un dialogue national en cours. Ce dialogue n’autorise en rien la Ceni (Commission électorale nationale indépendante) à ne pas respecter la Constitution », martèle-t-il, plus déterminé que jamais.

Et si rien ne se passe à cette date ? « je peux vous annoncer que même sans mot d’ordre, il y aura des manifestations dans tout le pays à partir de cette date. Les Congolais ne veulent pas être privés de leurs droits les plus essentiels ».

« Le président Kabila partira avant la fin de l’année », lance un proche de Katumbi.

Commenter

Cliquez-ici pour commenter

Laisser un commentaire