Après son interpellation ce mardi matin à son domicile, le chanteur congolais est comparu devant le tribunal de Kinshasa qui l’a condamné à 18 mois de prison pour voie de fait et l’a transféré au CPRK (ex-Makala)

Journée mouvementée ce mardi pour la star congolaise Koffi Olomidé. Arrêté ce matin à son domicile, le chanteur a été immédiatement conduit devant la cour de justice de Kinshasa où il a été reconnu coupable de voie de fait puis condamné à dix-huit mois de prison.

Pourtant, à son arrivée à Kinshasa dans la journée de samedi après avoir été expulsé du Kenya pour avoir porté, en public, un violent coup au ventre d’une de ses danseuses, rien ne présageait d’une éventuelle interpellation de Koffi Olomide. L’artiste avait en effet présenté des excuses publiques dans une émission de télé très en vogue en République démocratique du Congo.

Mais, un député congolais, Zakarie Bababaswe, avait jugé “inadmissible qu’après cet acte de barbarie sur une femme, Koffi Olomide soit reçu” à son retour à Kinshasa “comme VIP par la DGM (Direction générale des migrations) alors que l’affaire a provoqué un tel tollé à travers le monde”, a déclaré à l’AFP cet élu de la majorité au pouvoir. Il a donc saisi le procureur aux fins “de réhabiliter cette pauvre danseuse face à Koffi qui a des contacts dans l’appareil judiciaire et auprès des dirigeants [dans] le gouvernement congolais”.

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Déjà condamné en 2012 à trois mois de prison avec sursis pour des charges de “coups et blessures volontaires” à l’encontre de son producteur, Koffi Olomide pourrait purger cette peine avant d’entamer celle arrêtée par la justice congolaise ce mardi.

Pour rappel, alors qu’il devait donner un concert au Kenya le week end dernier, le chanteur congolais avait été filmé vendredi en train de donner des coups de pieds au ventre d’une de ses danseuses, à son arrivée à l’aéroport international de Nairobi. Très vite, la vidéo a fait le tour des réseaux sociaux et créé l’indignation de millions de personnes. Au Kénya, internautes et autorités avaient exigé son expulsion du pays et avaient menacé qu’il y soit interdit définiment.

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Finalement, aux premières heures du samedi 23 juillet, il fut rapatrié du Kenya vers son pays d’origine, la République démocratique du Congo.