Dialogue: quand Paris s’en mêle

Une délégation de l’opposition congolaise conduite par Etienne Tshisekedi, a été reçue par les autorités françaises ce lundi 18 juillet au Quai d’Orsay à Paris. Motif,  faire savoir  à l’Hexagone, les conditions pour leur participation au dialogue politique intercongolais.

Une délégation d’une dizaine de représentants de divers courants politiques en RDC, dont Olivier Kamitatu du G7, Martin Fayulu de la Dynamique, EtienneTshisekedi de l’UDPS et Moïse Katumbi, candidat déclaré à la présidentielle, sont allés plaider « la cause de l’opposition » congolaise à la direction Afrique du ministère français des Affaires étrangères à Paris ce 18 juillet 2016.

A l’occasion, Etienne Tshisekedi et sa suite ont discuté de la situation sociopolitique particulièrement incertaine en RDC, ainsi que de l’organisation du dialogue national, qui cristallise l’attention et divise la classe politique de leur pays.

Ils ont une fois de plus, posé les conditions de leur participation au dialogue, à savoir la mise en œuvre officielle de la médiation élargie, le respect de la résolution 2277 du Conseil de sécurité des Nations unies et le départ du président Joseph Kabila, en décembre prochain. C’était bien sûr en présence des responsables français de la direction Afrique du ministère des Affaires étrangères, les représentants de l’UE, des  Etats Unis d’Amérique et de l’Allemagne.

Une façon d’impliquer Paris mais aussi Bruxelles, Berlin et Washington dans la bataille politique menée depuis quelques temps par l’opposition congolaise. Cette rencontre intervient à moins de deux semaines de la grande manifestation de l’opposition prévue pour le 31 juillet et dont l’objectif est d’exiger le respect des  délais constitutionnels et le départ du président Kabila le 20 décembre 2016.

 

Arrivé au pouvoir en 2001, Joseph Kabila dont la constitution n’autorise plus de se représenter, a reçu le soutien de la Cour constitutionnelle, pour rester au pouvoir au-delà de 2016, en cas de non organisation d’une élection présidentielle.

Christophe SESSOU

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