On tend irréversiblement vers la dernière ligne droite qui conduit au dialogue politique. En tout cas, c’est ce qui ressort des propos tenus devant la presse, vendredi dernier, par le facilitateur Edem Kodjo lui-même peu après son entretien avec une délégation du G-7 et de la  » Dynamique de l’Opposition et avant qu’il ne s’envole à destination de Kigali au sommet de l’UA.

Il est fin-prêt pour lancer les travaux du dialogue en commençant par le Comité préparatoire.

Il est si confiant, fort du fait, dit-il que tous les obstacles ont été levés. Nombre de préalables posés par le « Rassemblement  » sont satisfaits, renchérit cet ancien Premier ministre togolais qui estime qu’il est utile de prendre des mesures de décrispation du climat politique. En ce qui concerne la libération des prisonniers politiques exigés par l’Opposition, la question a été envoyée aux autorités congolaises.

Sur cette base, Edem Kodjo est en mesure d’organiser le dialogue politique avant le 31 juillet comme souhaité par le groupe de soutien à la facilitation.

Il envisage un dialogue en format très réduit, c’est-à-dire avec très peu de participants pour une durée de quelques jours, tout au plus.

Ce qui veut dire que les quotas qui ont été répartis précédemment aux trois composantes pour le Comité préparatoire et qui avaient soulevé des foudres seront considérablement revus à la baisse. Auparavant la MP et l’Opposition avaient chacune 12 délégués tandis que la Société civile en alignait 6, soit en tout 30 participants.

Kodjo est allé rendre compte au Sommet de l’UA qui se tient à Kigali au Rwanda de cette évolution heureuse qu’il enregistre à ce jour sur les préparatifs du dialogue politique congolais tant attendu par la Communauté internationale. Celle-ci redoute des violences généralisées de grande ampleur qui dépasseraient même les capacités de la MONUSCO si l’élection n’est pas organisée dans les délais constitutionnels en RDC.

Les Congolais sont Contraints de se retrouver autour d’une même table pour se parler et dégager un compromis Politique

C’est ainsi que les Congolais sont contraints de se retrouver autour d’une même table pour se parler et trouver un compromis politique susceptible d’enrayer la crise politique aiguë qui frappe le pays à ce jour. Mais on peut légitimement se poser la question de savoir si tous les obstacles sont levés et les préalables du  » Rassemblement  » satisfaits dans l’ensemble comme le soutient Edem Kodjo.

Car, le même jour, la délégation du G-7 et de la  » Dynamique  » qu’il avait reçue s’est exprimée par la voix de Christophe Lutundula Apala Pene Apala. La divergence persiste sur le fondement juridique du dialogue. Pour eux, ils persistent et signent qu’ils n’iront pas au dialogue convoqué par l’Ordonnance du Président Kabila. Mais plutôt celui conforme à la Résolution 2277 du Conseil de sécurité de l’ONU.

A cela, il faudra ajouter ce qu’on peut considérer comme une condition sine qua non du  » Rassemblement  » rappelé chaque jour qui passe. C’est avant toute chose, pour le Pouvoir, de prendre des mesures concrètes de décrispation du climat politique. Celui-ci doit être propice à la tenue du dialogue.

Ici il y a la libération des prisonniers politiques notamment Eugène Diomi Ndongala, Chrystopher Ngoy Mutamba, Bâtonnier Jean-Claude Muyambo ainsi que des jeunes activistes des mouvements pro-démocratie  » LUCHA  » et  » FILIMBI  » qui continuent à croupir dans des prisons où ils purgent des condamnations. Au même volet, il y a surtout la levée totale des poursuites judiciaires contre l’opposant Moïse Katumbi Chapwe, candidat Président de la République que le  » Rassemblement  » qualifie d’arbitraires et illégales.

Kandolo M/Forum des As