Tshisekedi-Katumbi: qui derrière qui ?

DIRECT.CD — Unis pour la cause, les deux opposants qui envisagent même, d’après des sources proches, un ticket présidentiel, n’ont cependant pas communiquer sur la question de savoir qui prendrait le devant de la scène. Qui d’entre Etienne Tshisekedi et Moïse Katumbi prendra la tête d’une telle coalition? Tentative de réponse.

Absent lors des travaux du Conclave de Genval (Bruxelles) qui avait rassemblé, les 8 et 9 juin derniers, presque toutes les tendances de l’Opposition congolaise, Moïse Katumbi a rencontré Etienne Tshisekedi. Lors de ces assises, l’ancien gouverneur de l’ex-province du Katanga était représenté par les délégués du G7 et de l’Alternance pour la République (AR), mais surtout par son grand-frère Raphaël Katebe Katoto.
Initiateur du Conclave de l’Opposition, Etienne Tshisekedi, lui, a été désigné président du comité des sages à l’issue des travaux de Genval, à Bruxelles.

De ces travaux, a aussi été créé un méga-regroupement de l’Opposition dénommé « Rassemblent des forces acquises au changement ». Même si la mise en place de cette plate-forme ne fait pas l’unanimité dans les rangs de l’Opposition, le leader de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS) est considéré comme son Autorité morale.

Ce qu’ils se sont dits

«Etienne Tshisekedi est le président du comité des sages du Rassemblement…, il a annoncé la tenue d’un grand meeting le 31 juillet prochain, je rentrerai peut-être avec lui ou alors je serai présent pour l’accueillir à l’aéroport de Kinshasa ». Ces propos ont été tenus par le président du TP Mazembe à l’issue de son entrevue avec le leader de l’UDPS. Pour sa part, Francis Kalombo, député élu sur la liste du PPRD, mais proche de Moïse Katumbi, a indiqué que l’ancien gouverneur du Katanga est revenu s’enquérir des résolutions des travaux de Genval parce qu’il ne pouvait pas y prendre part à cause de son état de santé.

Du côté de l’UDPS, on affirme que l’entretien entre les deux acteurs politique a tourné autour des travaux de Genval. Mais ils ont surtout parlé de la date du 19 décembre 2016 qui marque la fin du 2ème et dernier mandat de Joseph Kabila comme Président de la RDC. «Le président Etienne Tshisekedi a lancé un message fort aux autorités de Kinshasa pour leur demander de laisser Moïse Katumbi retourner librement au pays».

Tshisekedi – Katumbi : qui soutiendra l’autre ?

katumbi-tshiAu-delà du combat commun contre l’obtention par Joseph Kabila d’un 3ème mandat, Etienne Tshisekedi et Moïse Katumbi sont deux candidats déclarés à la prochaine présidentielle en RDC. Initiateur de la réunion de l’Opposition et désigné président du comité des sages à l’issue de celle-ci, Etienne Tshisekedi semble être considéré, par ses lieutenants, comme le «pivot» de l’Opposition congolaise. Pour certains partisans du leader de l’UDPS, désignés sous le vocable des «combattants-débout», le Conclave de Bruxelles a fait de leur champion le candidat unique de l’Opposition.

D’aucuns se souviendront qu’après l’annonce de la candidature de Moïse Katumbi à l’élection présidentielle, la réaction de l’UDPS était rapide. «Le candidat naturel de l’Opposition pour la prochaine présidentielle est connu : il s’appelle Etienne Tshisekdi». C’est par cette déclaration que le service de communication de l’UDPS avait presque répondu aux ambitions politiques affichées par le président du TP Mazembe.

De leur côté, les partisans de Moïse Katumbi croient que l’heure est venue pour faire asseoir sur le fauteuil présidentiel après le 20 décembre 2016. Il y a quelques mois, Olivier Kamitatu, membre influent et chargé des relations extérieures du G7, a, dans un twit, souligné que «Moïse Katumbi a les qualités requises pour diriger la République Démocratique du Congo».

Pour sa part, Franck Diongo, président du Mouvement de Lumumbistes Progressistes (MLP) et membre de l’Alternance pour la République (AR), cette deuxième plate-forme qui soutient la candidature de l’ancien gouverneur du Katanga, a, au cours d’une conférence de presse, déclaré que «Moïse Katumbi ne soutiendra personne, ce sont les autres potentiels qui devront se rallier à lui».

Il faut dire que les soutiens de l’homme d’affaires katangais s’appuient sur l’argument financier. Pour eux, Moïse Katumbi est le seul candidat qui peut faire face au candidat de la Majorité Présidentielle en ce qui concerne les moyens financiers. Lesquels pourront lui permettre de mener une bonne campagne électorale.
En attendant, d’autres présidentiables sont cités. Parmi eux, Freddy Matungulu, initiateur du parti politique Congo Na Biso (CNB), Martin Fayulu de l’Ecidé et Vital Kamerhe de l’Union pour la Nation Congolaise (UNC).

Avec CONGO NOUVEAU

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