Vers des nouvelles poursuites judiciaires contre Moïse Katumbi?

Dans une déclaration du 30 juin publiée sur son compte Twitter et une interviews (ce soir) au journal Belge « La libre », l’ex-gouverneur du Katanga rompt le silence qu’il observait depuis son évacuation pour l’Afrique du Sud, au risque de mettre un terme à l’accord avec les autorités judiciaires, lui interdisant notamment de s’exprimer sur le dossier. 

Le 20 mai 2016, le gouverneur honoraire de l’ex-Katanga, Moïse Katumbi, a été évacué dans un avion médicalisé vers l’Afrique du Sud pour des soins appropriés. Hospitalisé à Lubumbashi depuis quelques jours, il a été inculpé pour «atteinte à la sûreté intérieure et extérieure de l’Etat» et placé sous mandat d’arrêt provisoire, par le parquet général de Lubumbashi.

L’évacuation de M. Katumbi fait suite à l’autorisation accordée par le Procureur général de la République, Flory Kabange Numbi, le même 20 mai.

Moïse Katumbi, faisait observer le Procureur général de la République, inculpé et placé sous mandat d’arrêt provisoire, « est astreint au devoir de réserve en ce qui concerne les faits ayant donné lieu à l’instruction du dossier judiciaire en cours».

Le non-respect de cette condition, précise Flory Kabange Numbi, « l’amènera à retirer l’autorisation accordée à Moïse Katumbi.» A Lambert Mende, le porte-parole du gouvernement, d’ajouter que l’opposant qui âgé de 51 ans, a « reçu pour consigne » de ne pas s’exprimer sur la procédure engagée contre lui.

Malgré cela, Moise Katumbi est sorti du silence. C’est sur Twitter que ce dernier s’est adressé à ses compatriotes, à l’occasion du 56ème anniversaire de l’indépendance de la RDC; produisant un communiqué. S’il est « heureux » de rendre hommage à ses sœurs et frères congolais ; il est clair que l’homme politique congolais à soif de certaines vérités à son sujet.

Pour lui, cette affaire de « mercenaires imaginaires » et l’ « affaire immobilière inventée de toutes pièces » sont des montages grossiers qui visent à empêcher sa candidature à la présidentielle et nuire à sa réputation. Il envoie pour preuve, « les charges retenues, le déroulé et la durée du procès », qui « illustrent encore une fois la triste et inacceptable instrumentalisation de notre justice ».

Moise Katumbi n’a fait de cadeau à Joseph Kabilé dans son communiqué. Il s‘étonne de ce que le président Kabila soit indifférent face à «  la crise politique, économique et sociale » dans laquelle le « pays reste plongé ».

«  Lors de son discours à la nation du 29 juin 2016, le Président Kabila avait le devoir d’apporter des réponses claires aux questions politiques, économiques et sociales les plus urgentes et qui affectent l’ensemble de la population (…). Il avait l’opportunité d’ouvrir une nouvelle ère de notre pays en apportant notamment des garanties concrètes à l’organisation de l‘élection présidentielle en 2016, conformément à notre constitution. », regrette l’opposant congolais.

Ce soir, c’est à travers une interview au journal belge « La Libre » qu’il s’est de nouveau attaqué au président Kabila et à la justice congolaise, allant jusqu’à affirmer: “le pouvoir a voulu m’assassiner”.

Ces sorties viendraient faire voler en éclat son accord avec les autorités congolaises quant à son silence sur les affaires courantes, laissant penser à des nouvelles poursuites en vue contre le président du TP Mazembe.

Affaire à suivre.

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