DIRECT.CD — Denis Sassou Nguesso, chef d’État du Congo-Brazzaville, a reçu ce lundi à Oyo, le président Joseph Kabila Kabange de la RDC. Ils auraient évoqué, d’après une source proche, la question des sanctions américaines qui pèsent sur les deux régimes.

Le communiqué officiel, qui sanctionne la rencontre entre les deux hommes d’État, indique qu’ils se sont réunis pour ” traiter les questions liées à l’actualité politique en République Démocratique du Congo, notamment dans la perspective de la tenue de l’élection présidentielle qui est prévue pour la fin 2016.”

Fait remarquable, les deux chefs d’État, sont sous le viseur des États-Unis d’Amérique. D’abord Denis Sassou Nguesso, dont l’élection est fortement contestée par l’opposition congolaise, est sous pression américaine.

La justice des États-Unis, a convoqué Antoinette Sassou, épouse du président congolais, ce lundi à Washington, pour être entendue dans une enquête ouverte pour créances impayées avoisinant un milliard d’euros.

Les biens immobiliers du clan, sont désormais ciblés par le pool d’avocats constitué par l’homme d’affaires libanais Mohsen Hojeij.

Ensuite il y a Joseph Kabila, dont les proches collaborateurs sont ciblés par les sanctions américaines.

C’est le cas du général Célestin Kanyama, Chef de la police de Kinshasa, qui a vu ses comptes gelés à aux Etats-Unis. Le haut responsable est également interdit de voyage au pays de Barack Obama.

Mis sous pression, Kabila Kabila a annoncé du bout des lèvres, le début d’un processus électoral en juillet qui va aboutir à l’élection présidentielle, malgré l’arrêt de la cour constitutionnelle qui lui autorisait de rester au pouvoir ai delà de 2016 si l’élection présidentielle n’était pas organisée au cours de cette année.

Chez Sassou Nguesso, les opposants Paulin Makaya et Jean Marie Michel Mokoko sont écroués et attendent que la justice décide de leur sort.

Tandis-que chez Kabila, l’ancien gouverneur Moïse Katumbi, vient d’être condamné à 36 mois de prison dans un litige foncier. Une autre procédure pour atteinte à la sûreté d’État est en cours contre l’opposant.