DIRECT.CD — Alors que le Trésor américain accuse le général Célestin Kanyama “d’être responsable ou complice d’actes de violences sur des femmes et des enfants ainsi que d’enlèvements” et annonce le gel de ses avoirs aux Etats-Unis, le numéro un de la police de Kinshasa affirme ne pas disposer de biens aux Etats-Unis, “ni en Europe”.

L’administration américaine a annoncé jeudi des sanctions financières contre le chef de la police de Kinshasa pour des violences et des disparitions de civils.

Ce département a indiqué que les avoirs du général sont gelés aux Etats-Unis.

Dans une interview à Jeune Afrique, Bernabé Kikaya Bin Karubi, conseiller principal du président congolais en charge de la diplomatie, affirme que ce dernier n’aurait “pas d’avoirs aux Etats-Unis”.

“En vérité, pour les États-Unis, sanctionner le général Kanyama n’est qu’une décision symbolique. D’autant que ce commandant de la police dans la ville de Kinshasa – d’après lui-même – ne dispose pas d’avoirs aux États-Unis, ni d’ailleurs en Europe. Il ne lui y est par ailleurs pas demandé de voyager aux États-Unis ou en Europe dans l’exercice de ses fonctions.”, a-t-il déclaré dans une interview également publiée sur le site de Jeune Afrique.

En séjour à Washington où il conduit une mission de riposte, M. Kikaya Bin Karubi en a profité pour dénoncer cette sanction au nom du gouvernement congolais.

“Sanctionner un officier congolais est une décision malheureuse de la part des États-Unis.”, a-t-il souligné.

D’après Tom Perriello, l’envoyé spécial de Barack Obama pour la région des Grands Lacs,  les Etats-Unis veulent “envoyer un message clair” : ils condamnent les violences contre les civils en République démocratique du Congo.

Tom Perriello estime que les Etats-Unis ont laissé suffisamment de temps aux personnalités impliquées dans des violences pour changer de voie.

A Kinshasa, des partisans du Général Kanyama projettent une marche de protestation pour le mardi 28 juin 2016 à Kinshasa.