A peine réhabilitées, quasiment toutes les principales artères de la ville de Kinshasa se détériorent à une ville exponentielle. Les avenues Bokassa, Université, Tabu Ley, colonel Ebeya, commerce, By-Pass… sont dans un état piteux, occasionnant d’incroyable embouteillages. Autopsie d’un mal profond.

L’impraticabilité de ces routes menace d’enclaver la ville de Kinshasa et est à la base des plusieurs embouteillages qui connait la ville. L’avenue Commerce jusqu’à son croisement des avenues de l’école, Bokassa et Bas-Congo est parsemée des trous béants, des nids des poules et lacs artificiels se sont formés à certains endroits. C’est le constat fait sur place.

Sur l’avenu Tabu Ley (ex-Tombal bay) et Kasai, un autre lac artificiel  s’est formé, obligeant même  les passants à se faire transporter sur le dos de certains jeunes qui monnaient ce service, voire des chariots. La petite avenue qui va de home 30 de l’Université de Kinshasa au plateau des professeurs est près que coupée en deux.

Au niveau de l’avenue de l’Université un trou béant s’est formé au croisement de l’avenue Kapela et des nids de poules de cette même avenue (Kapela) jusqu’à Kolokoso. On observe les mêmes états sur By-Pass entre Station Salongo et triangle en passant par le rond-point Ngaba.

L’avenue Bokassa est la plus délabrée de toutes les avenues  qui entourent le marché central de Kinshasa. Le tronçon de cette avenue, situé entre les avenues Kabambaré et Commerce est complètement délabré  et impraticable pour les engins roulants. Les conducteurs de transport en commun qui assurent le trafic entre le marché central et plusieurs communes de la ville font des déviations et s’arrêtent désormais à quelques encablures du grand marché.

Les usagers  redoutent l’enclavement de certaines parties de la ville et lancent un appel au gouvernement provincial à s’impliquer pour la réhabilitation de toutes ces routes.

Jean-Hilaire Shotsha