Expulsés de Brazzaville: les laissés pour compte

Installés en face de la maison communale de Kinshasa depuis le 2 aout 2014, les congolais de la RDC expulsés de Brazzaville vivent dans une précarité sans précédent. Ils se lancent dans la débrouillardise pour survivre. Sans famille pour la plupart à dans la capitale congolaise, ils vivent grâce à la générosité des personnes de bonne volonté.

Pas des maisons, ils ont construit des paillotes le long du mur du stade Cardinal Malula sur l’avenue Kabambare, avec des bâches et saches à la place des tôles et les sacs de sables servent de mur qui ne résistent pas devant la pluie. Une fois qu’un piéton passe par là, les enfants accourent vers lui pour demander de l’argent. Et lorsque la nuit arrive, les jeunes filles à la quête d’argent se lancent à la prostitution. « On a pas le choix dans une ville qui n’est pas la note », explique Nadine, d’un air inquiet.

L’aide du gouvernement tant provincial que central est à compter au bout des doigts. Selon le président de ces personnes sans abri, seuls les associations, les églises, les ONG et quelques personnes de bonne volonté leur viennent en  aide.

Face à cette situation, le gouvernement affirme avoir ne plus être à mesure de prendre ces personnes en charge. D’après l’assistant chargé des affaires sociales das la commune de Kinshasa, ces expulsés ne sont plus sous la responsabilité de l’Etat congolais. Pour tous ces qui n’avaient pas des familles à Kinshasa, le gouvernement avait mis des moyens pour les renvoyer dans leurs familles en province. A ceux qui avaient des familles à Kinshasa, l’Etat leur avait remis les moyens de transport pour retrouver les leurs.

Jean-Hilaire Shotsha

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