Les affrontements se poursuivent à l’ISTA/Ndolo

KINSHASA — Les affrontements ont repris ce matin, 28 mai 2016 entre étudiants de l’Institut supérieur des techniques appliquées (ISTA) et policiers après ceux du vendredi 27 mai.
Les étudiants réclamaient la libération de leurs camarades interpellés hier vendredi par la police pendant les accrochages. Selon les sources du centre hospitalier de l’ISTA le bilan des affrontements d’hier font état d’au moins une trentaine de personnes blessées dont six policiers.

A accroire les étudiants, des policiers étaient entrés dans le Home et ont emporté certains biens, ce que rejette la police. Des allégations confirmées par des sources onusiennes arrivées quelques heures après les heurts. Ce matin des étudiants ont encore barré la route et brûlé des pneus. La police venue sur place a en cerclée le périmètre.

D’après des sources en voisinant l’ISTA, la situation qui est devenue calme après un renfort des policiers étaient tendue, des pneus sont encore brûlés. Il y a eu une espèce de chasse à l’homme entre étudiants et policiers. Des étudiants confirment certains de leurs camarades ont été arrêtés.

Se confiant à la radio okapi, le président de la communauté estudiantine, Jacques Mundele affirme que pour les affrontements du hier, ses collègues réclamaient la libération de leur collègue interpellé par la police universitaire depuis le 24 mai dernier. Il Mundele a expliqué que l’étudiant arrêté a été surpris avec des tracts appelant à la marche de l’opposition.

« Nous avions essayé d’entrer en contact avec le service approprié [police universitaire] pour savoir où était détenu l’étudiant afin qu’il soit libéré. Le temps que ça prenait, la police nationale était déjà sur le lieu. Nous leur avons demandé d’observer la situation jusqu’à ce que l’étudiant soit libéré. Ça a pris tout le temps que ça a pris et l’étudiant a retrouvé sa liberté », a raconté le président des étudiant de l’ISTA.
Pendant cette négociation entre la police universitaire, la police nationale et les étudiants, une frange des policiers a commencé à tirer des gaz lacrymogènes et il y a eu une opposition des étudiants et tout a dégénéré, a poursuivi Jacques Mundele.

Pour sa part, le porte-parole de la Police dit ne pas être au courant de ce qui s’était passé à l’ISTA, promettant de se renseigner.

Jean-Hilaire Shotsha,
Direct.cd

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