L’heure des grandes manoeuvres avant le 20 décembre 2016

Le 20 décembre 2016 marque la fin du second quinquennat du président Joseph Kabila. Or, rien ne montre que l’élection censée pourvoir à sa succession aura lieu à bonne date. La Commission électorale a déjà plusieurs fois indiqué qu’il y avait des empêchements à la tenue de cette échéance. Et la cour constitutionnelle a pris une décision qui suscite une vive polémique. Mais jusqu’où?

La commission électorale congolaise parle de manque de moyens financiers et de problèmes d’ordre logistique. Des membres de la majorité présidentielle proposent le maintien en poste du président Kabila qui lui-même reste silencieux.

Pourtant les instances de l’opposition disent ne pas s’imaginer Kabila encore en poste au-delà du 20 décembre. C’est dans ce contexte que la cour constitutionnelle a rendu une décision le 11 mai 2016, indiquant que Joseph Kabila pourra rester en fonctions si l’élection présidentielle, à laquelle la Constitution lui interdit de se présenter, n’est pas organisée avant le 20 décembre.

Le parti du président congolais Joseph Kabila a accusé mardi « les impérialistes » occidentaux de chercher à déstabiliser la République démocratique du Congo (RDC), à l’occasion d’une cérémonie de célébration de la prise de pouvoir par Laurent Désiré Kabila, père de Joseph Kabila, qui est suspecté de vouloir rester au pouvoir au-delà de la fin de son mandat.

« Qui sont-ils pour imposer un système de légitimité en RDC? Il n’appartient pas aux Belges, aux Français, et aux autres d’interpréter les lois congolaises dans le but de détruire ce pays (…) », a lancé Henri Mova, le secrétaire général du Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD, au pouvoir) lors de cette réunion politique à Kinshasa.

« Non à l’intrusion étrangère »
« Nous disons non à la balkanisation de la RDC, non à l’intrusion étrangère, non aux impérialistes », a poursuivi M. Mova.

Plusieurs dirigeants de la majorité réclament depuis plusieurs mois une transition de deux à quatre ans.

Les Occidentaux et l’ONU déplorent depuis plusieurs mois une tendance accrue à la répression en RDC.

Commenter

Cliquez-ici pour commenter

Laisser un commentaire