Quel pays de paradoxe ! Pendant Papa Wemba, en super star rejoint sa dernière demeure ‘’Entre Terre et Ciel’’ en héros culturel, le richissime homme d’affaire et opposant Moïse Katumbi est quant à lui, sous la menace d’une enquête sur ‘’le recrutement de mercenaires’’ étrangers qu’il aurait opéré. Pleurs et célébration d’un talent confirmé d’un côté, suspicion et inquiétude autour d’un opposant déclaré, de l’autre.

Presqu’au moment où Papa Wemba rejoignait dans l’honneur sa tombe, voilà qu’Alexis Thambwe Mwamba, le ministre de la Justice, détaille le présumé projet de recrutement de mercenaires à la solde de  l’ex-gouverneur du Katanga, le business man Moise Katumbi.

Cette situation quasi ubuesque sème une espèce de trouble dans le cœur des citoyens congolais. Faut-il en effet, sécher les larmes concernant Papa Wemba, le ‘’pape de la Sape’’ ? Ou faut-il pleurer sur cette affaire Katumbi qui ressemble  à un acharnement bien huilé ou un harcèlement programmé.

De toutes les façons, la coïncidence de ces deux événements indispose moralement. Elle vient quelque peu briser le deuil populaire et envenimer une ambiance politique tendue et polluée. De quoi désarçonner même certains zélés du pouvoir qui auraient préférer se consacrer sur l’œuvre de Wemba et se concentrer sur la meilleure manière de conserver l’héritage et de le faire prospérer.

C’est comme si une ‘’complotite’’ se mijotait quelque part pour barrer la route à un adversaire aux dents longues et aux poches profondes. Tandis que Papa Wemba va reposer en paix, Moïse Katumbi pourrait vivre des jours difficiles avec cette affaire de ‘’mercenaires américains’’, qu’il faudrait élucider à son corps défendant, dans des conditions préoccupantes, pour ne pas dire inquiétantes.

Maria de BABIA pour GCI