Une fois le rendez-vous confirmé, la famille politique de Joseph Kabila devra faire face à plusieurs concurrents dont Moïse Katumbi de plus en plus en amour avec le G7!

L’Opposition politique risque de présenter plus de candidats à la présidentielle de 2016 que les potentiels prétendants connus dans ce milieu politique dont la tenue, dans le délai constitutionnel, est de plus en plus incertaine.

Alors que le Mouvement de la Libération du Congo (MLC) attend une éventuelle sortie de la prison de la Cour pénale internationale (CPI) de son autorité morale, Jean-Pierre Bemba Gombo, à l’issue du verdict que cette juridiction internationale compte prononcer le 21 mars prochain, la plupart des plateformes de l’Opposition disposent en leurs seins de plusieurs candidats à cette élection.

Les principaux candidats de l’Opposition en lice

Il y a notamment le cas de la  » Dynamique de l’opposition « , où plusieurs candidatures risquent de se confirmer, au regard des ambitions exprimées explicitement par les uns et les autres. Parmi les probables postulants, il y a Vital Kamerhe, de l’Union pour la Nation Congolaise (UNC), troisième lors de l’élection présidentielle de 2011.

Freddy Matungulu, du parti politique « Congo na Biso », expert en matière de finances, qui vient de regagner à peine le pays, après une fructueuse carrière internationale aux Etats-Unis d’Amérique, ne cesse d’étaler son programme d’action à chacune de ses apparitions médiatiques. L’inévitable Martin Fayulu, de l’ECIDE, qui a pour le moment le vent en poupe. L’homme avait déjà une fois exprimé ses ambitions, au cas où il n’y aurait pas de candidat unique pour l’Opposition.

De son côté, le G7 manifeste déjà son soutien à Moïse Katumbi, ce richissime homme d’affaires, ex gouverneur de l’ancienne province du Katanga, la plus riche du pays, actuellement découpée en quatre morceaux.

Il a, depuis, rallié le camp de l’Opposition. Un autre candidat qui s’est toujours présenté à la présidentielle avec la casquette de l’Opposition, c’est l’actuel président du Sénat, Léon Kengo wa Dondo. Cet ancien Mobutiste a toujours soutenu avoir brigué tous les postes de responsabilité dans ce pays, à l’exception de celui du président de la République.

Ce qui justifie ses ambitions de devenir chef de l’Etat.
Un rêve qui risque de devenir une réalité pour Kengo wa Dondo, quand on sait qu’en cas de la non tenue de la présidentielle, comme prévue par la Constitution, 90 jours avant la fin du deuxième et dernier mandat de l’actuel chef de l’Etat. Car cela permettra à l’actuel président du Sénat d’assumer l’intérim jusqu’à l’organisation d’un scrutin pour élire le nouveau locataire du Palais de la Nation.

Le sphinx de Limete

On ne peut pas parler de la présidentielle sans citer son nom, le sphinx de Limete, cet homme qui demeure le plus populaire du pays. Jamais un acteur politique n’a drainé autant de monde comme Etienne Tshisekedi qui aurait remporté la dernière présidentielle, selon de nombreuses sources.

Le président de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) est celui qui donne des insomnies à la majorité si l’élection présidentielle s’organise dans le délai constitutionnel.

Des sources renseignent que Nzanga Mobutu, quatrième à la présidentielle de 2006, est en route pour Kinshasa, toujours dans le cadre de la présidentielle, de même qu’Oscar Kashala et bien d’autres opposants.

C’est donc une longue liste des présidentiables qui risque de produire même de nouveaux candidats à cette course à la magistrature suprême, au cas où les opposants n’arrivaient pas à aligner un candidat commun, tel que l’a souhaité Moïse Katumbi, partisan des primaires.

Par Lucien Kazadi T,
La Tempête des Tropiques