Marie Misamu est morte, vive Marie Misamu. Depuis le décès de cette cantatrice le samedi 16 janvier dernier, non seulement le débat, ou mieux la polémique autour de cet artiste se porte bien mais aussi la vente de son œuvre reste en hausse à la grande satisfaction des disquaires.

Comme qui dirait, le malheur des uns fait le bonheur des autres. On a aussi fait le même constat avec la vente des objets portant son effigie pendant ses funérailles. Selon des témoignages, les Cd et Dvd du compositeur de « Mystère du voile » continuent à se vendre comme du petit pain.

Etant donné qu’à Kinshasa, pour réaliser les hit-parades, les chroniqueurs de musique ont l’habitude de s’adresser aux maisons de vente de disque, l’on pourrait donc dire que Misamu qui est au top des ventes et donc au sommet du hit- parade. Cela ne suffit pas. Sa musique qui fait l’objet d’une exécution publique sans précédent est exploitée dans plusieurs cérémonies. Aucun disquaire ou musicien du gospel ne peut nous démentir à ce sujet. On l’a vu avec plusieurs autres célébrités qui sont décédées. C’est normal.

Mais Misamu fait l’exception. En effet près de deux mois après, elle continue à susciter de la nostalgie. L’on se rappelle encore de cette soirée de la décoration de Masumu Debrindet comme Ambassadeur de la Paix au cours de laquelle ses convives réclamaient au groupe d’interprétation Mayos System d’exécuter des morceaux de la défunte.

Mais à qui donc profite cette production (duplication des Cd et Dvd) et cette interminable exploitation à longueur de journées de son œuvre ? En tout cas cette question qui ne concerne pas seulement Marie Misamu mais plusieurs autres artistes devra interpeller sa famille et aussi les pouvoirs publics, l’Association des musiciens Chrétiens du Congo(Amco) et la  Société congolaise des droits d’auteurs et des droits voisins (Socoda).

Boni Tsala/MMC


(BT/TH)