En cas de dépassement du délai constitutionnel pour l’élection d’un nouveau président à l’issu du mandat actuel, le G7 propose une transition dirigée par un autre président que Joseph Kabila.

Le G7, plateforme proche formée d’anciens membres de la Majorité Présidentielle, vient d’avancer le schéma d’un «président intérimaire» en RDC si jamais les élections, surtout présidentielle, n’étaient pas organisées dans le délai constitutionnel. C’est-à-dire en novembre 2016.

Exit donc le président Kabila dans cette hypothèse. Le président intérimaire aura 120 jours pour organiser les élections. C’est le scénario que propose le G7 si jamais les élections n’étaient pas organisées à bon date selon son président Charles Mwando Nsimba. (voir communiqué G7 ci-dessous). Pas sûr que schéma annoncé ce samedi 20 février 2016 par celui que l’on surnomme «le lion du Katanga», soit du goût de la Majorité présidentielle qui ne jure que le principe de la continuité des services publics. Principe selon eux qui postule que Kabila reste en fonction jusqu’à l’élection de son successeur.

Dans son communiqué, le G7 continue à soutenir qu’il est toujours possible d’organiser les élections «à bonne date», c’est-à-dire dans les délais constitutionnels. Le G7 se base sur le travail des experts de l’OIF, qui avait conclu que la fiabilisation du fichier électoral corrompu de la Ceni prendrait 3 mois. Donc le schéma d’un nouveau fichier, vu du G7, est une manoeuvre pour retarder les élections. En outre le G7 rejette le dialogue tel que prôné par le chef de l’État.

A la place, il préconse «les négociations directes entre politiciens». Enfin, le G7 fustige le silence de la communauté internationale sur les violations des droits de l’homme. Le G7 vient d’accentuer la pression sur le président Kabila en demandant à la communauté internationale de le pousser à respecter la Constitution.

Avec 7sur7.cd