Exclusif — Les menaces de mort de Claude Mashala à un journaliste

La rédaction de Direct.cd s’est procurée l’enregistrement d’une conversation téléphonique dans laquelle Claude Mashala, cadre du pari au pouvoir en RDC, menace de mort un journaliste d’une chaîne de télévision locale.
Le secrétaire national du Parti du peuple pour la reconstruction et le développement (PPRD), Claude Mashala, a clairement proféré de menaces de morts à Stanislas Bujakera, journaliste congolais, dans un appel téléphonique dont Direct.cd s’est procuré une copie.

Journaliste à la télévision RTVS1, M. Bujakera a dénoncé, le 25 janvier 2015, ces «menaces de morts » à travers une lettre adressée à plusieurs organismes de protection de journalistes.

D’après lui, M. Mashala n’aurait pas « apprécié » ses commentaires sur les réseaux sociaux.

Dans l’enregistrement téléphonique, à écouter ci-dessous, M. Mashala, qui s’exprime en lingala (l’une des langues nationale de la RDC), fait savoir à M. Bujakera qu’il « n’est pas du tout à l’abri de quoique ce soit ».

Ce n’est pas la première fois que des membres du parti au pouvoir en RDC profèrent des menaces contre des journalistes dans l’idée de les intimider et les empêcher de faire leur travail.

Dans son rapport annuel, publié en novembre 2015, l’association « Journaliste en danger » dénonce les pressions et la censure dont ont fait l’objet les journalistes et les médias cette année en RDC. Dans ce rapport intitulé « Liberté d’expression et élections en RDC 2016 : l’information sous haute surveillance », l’ONG répertorie 72 cas d’attaques contre les journalistes et les médias.

La République démocratique du Congo (RDC) occupait la 142e place sur 179 pays au classement mondial des pays les plus respectueux de la liberté de la presse, selon un rapport publié en 2013 par Reporter sans frontieres (RSF).

Selon le JED, 131 cas d’atteinte à la liberté de la presse ont été répertoriés seulement au cours de l’année 2012. Et huit cas d’assassinat de journalistes ont été enregistrés depuis que Joseph Kabila est à la tête de l’Etat.

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