Les opposants auraient invité le M23 à Dakar

L’on est en droit de se réjouir que l’Eglise catholique ait décommandé la marche des chrétiens projetée au 16 février 2016, par prévention de récupération politicienne, qui devait mal s’achever, par des actions incontrôlées en termes de violences, que naturellement, des esprits bien pensants auraient mis sur la tête de la CENCO. C’est le point de vue exprimé par le participant à la réunion, disons-le, à la messe noire de Gorée, à Dakar, qui s’est déterminé à cracher tous les morceaux sur celle-ci. 

Après avoir dénoncé les calculs macabres des organisateurs, qui, sous le fallacieux prétexte de séminaire consacré aux réflexions sur le processus électoral en Afrique subsaharienne, n’avaient invité que les Congolais de la République Démocratique du Congo, et de ces Congolais, n’avaient sélectionné des Congolais pour leur capacité avérée de nuisance à leur propre pays, l’un des participants à cette messe noire avait révélé pourquoi les organisateurs avaient fixé sur Paul Mukungubila Mutombo et Antipas Mbusa Nyamwisi.

Rappelons qu’à leur manière, et avec un cynisme dépassant les principes machiavéliques, les organisateurs avaient tablé sur le passé trouble des invités marqué par des velléités insurrectionnelles, et davantage par le fait d’avoir dirigé un groupe armé. D’où l’importance qui avait été accordée, dans un premier cas, à Paul Mukungubila Mutombo, et dans un second cas, à Mbusa Nyamwisi. Les autres opposants, Députés nationaux soient-ils, n’ont été lamentablement que des faire-valoir.

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Raison pour laquelle, aux côtés de Paul Mukungubila, représentée par sa fille Esther Mukungubila Kalubwe, une délégation de l’ex-mouvement M23, de sinistre mémoire, qui avait endeuillé la population congolaise, mouvement dont les leaders sont sanctionnés aussi bien par des résolutions du Conseil de Sécurité des Nations Unies, que par des  » Executive Orders  » de l’Administration Barack Oboma ; mouvement vaincu par les Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC) en novembre 2013 ; mouvement signataire d’une des Déclarations de Nairobi par laquelle il reconnaissait l’abandon de la lutte armée pour fonder des revendications politiques ; mouvement faisant partie des bénéficiaires de la Loi d’Amnistie de février 2015, pour ceux de ses membres de nationalité congolaise et exempts des poursuites judiciaires pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité… Eh bien ! cette délégation du M23 a été, tout scrupule bu, invité à Gorée, à Dakar.

Elle était dirigée par Alexis Kasanzu, ex-Lieutenant Colonel, qui a abondamment communiqué, durant son séjour sénégalais, à l’extérieur, avec son numéro de téléphone + 224 624170089.

Pourquoi avoir invité l’ex-rébellion – faut-il le dire d’émanation étrangère, avec des ordres et des hommes en provenance de certains Etats voisins – à une réunion de réflexions sur le processus électoral ? Personne ne pouvait prendre des vessies pour des lanternes. La vérité avait fini par transpirer durant les travaux de l’Institut de Gorée, sur l’île de Gorée, à Dakar. Et c’était quoi ? Envisager de remettre sur pied le mouvement ex-M23 pour de nouveaux agendas de guerre.

Piteuse opposition ! Lamentables organisations agissant sous l’étiquette de la société civile. N’est-ce pas, entre autres, pour de telles perspectives que des éléments ex-M23 amnistiés continuent à traîner les pieds dans les pays où ils se sont réfugiés, attendant ce que le bon sens ne cessait de se demander ? N’est-ce pas contribuer aux tergiversations de Bertrand Bisimwa qui continue à signer ses correspondances avec l’en-tête du M23, disssous de fait par les Déclarations de Nairobi, en tout n’existant plus en tant que mouvement armé.

Voyez la gravité de l’affaire. Préparer la relance de l’insécurité au pays, en présence de Députés nationaux, c’est-à-dire des élus du peuple. En tout cas, l’un des politiciens présents, comme un apprenti terroriste repenti, a dit  » NON « ,  » PLUS QUESTION DE Y’EN A MARRE « ,  » BALAI CITOYEN  » OU  » FILIMBI « .

Se tromper est humain, dit un adage latin ; mais persévérer dans l’erreur est diabolique.

Ntumba Mvemba

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