Le leader de l’UDPS, Etienne Tshisekedi, en traitement médical en Belgique, qui avait annoncé samedi depuis Bruxelles, son prochain retour à Kinshasa, fait désormais objet d’une plainte pour malversations.

Ce mercredi, Direct.cd a appris que des représentants d’une aile dissidente de l’UDPS, résidant en Belgique, ont porté plainte contre Etienne Tshisekedi et des membres de sa famille, accusés de malversations.

Dans un communiqué, les avocats Marc Uytendaele et Fanny Vansiliette, révèlent que la plainte, jusqu’ici tenue secrète, a été déposée le 19 novembre auprès d’un juge d’instruction de Bruxelles.

Les plaignants sont des dissidents de l’UDPS, partisans d’André Kalonzo Ilunga, qui s’est proclamé l’an dernier, président intérimaire de la formation d’Etienne Tshisekedi.

Ce dernier est donc accusé de faux en écriture, d’escroquerie, de vol et d’extorsion.

Selon les plaignants, Etienne Tshisekedi aurait modifié unilatéralement les statuts de l’UDPS, en faisant disparaître un article qui stipule que l’objectif du parti est « la conquête, l’exercice et la conservation démocratique du pouvoir ».

Ces reproches coïncident avec la déclaration faite lors des voeux du nouvel an par André Kalonzo qui blâme Etienne Tshisekedi, fondateur du parti parce qu’il aurait renoncé à la lutte contre le pouvoir de Kinshasa, en acceptant un dialogue politique avec le président Joseph Kabila.

Les avocats des dissidents affirment également que l’examen de la comptabilité de l’UDPS ferait apparaître des mouvements suspects d’argent et des dépenses injustifiées.

Ils se refusent toutefois à donner plus d’informations afin, disent-ils, de préserver le bon déroulement de l’enquête.

Mais dans le camp adverse, on n’entend pas se laisser faire.

Le fils d’Etienne Tshisekedi, Félix Tshisekedi, secrétaire national de l’UDPS, chargé des relations extérieures, a déclaré à la BBC qu’il envisageait de réagir à tous les niveaux, y compris sur le terrain juridique.

Il dit vouloir consulter ses avocats à cet effet.