Le président rwandais Paul Kagamé a fait modifier la Constitution afin de pouvoir rempiler pour un troisième mandat. Ce n’est pas un cas isolé. Les “monarques présidentiels” africains sont encore nombreux. Cinq exemples.

Sassou Nguesso en République populaire du Congo, Kabila en RDC ou encore Teodoro Obiang Nguema en Guinée équatoriale, les présidents qui ne sont pas près de laisser leur trône ne manquent pas! 5 autres exemples.

Paul Kagamé, Président du Rwanda

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Le président du Rwanda Paul Kagame vient tout juste de rejoindre la confrérie des chefs d’État persuadés qu’ils sont indispensables au progrès. Il appuie sa volonté de rempiler pour un troisième mandat sur des pétitions l’encourageant à rester signées par 3,7 millions de Rwandais (l’opposition crie à la manipulation des chiffres). La Constitution modifiée, il peut désormais potentiellement rester au pouvoir jusqu’en… 2034!

Robert Mugabe, Président du Zimbabwe

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Robert Mugabe est au pouvoir depuis… 29 ans! Une longévité qui agace certains de ses partenaires politiques. En février 2013, son Premier ministre Morgan Tsvangirai avait ainsi annoncé la tenue d’un référendum pour modifier la constitution afin de limiter les pouvoirs et la durée du mandat du président de la République. Cela n’a pas plu à Robert Mugabe qui, aux élections suivantes, à tout simplement… supprimer la fonction de Premier ministre.

José Eduardo dos Santos, Président de l’Angola

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José dos Santos est à la tête de l’État d’Angola depuis 1979. Lors des élections présidentielles de 1992, il n’a pourtant pas obtenu la majorité absolue nécessaire pour éviter un second tour qui… n’a jamais eu lieu à cause de la guerre civile (30.000 morts). En 2008, il a finalement été réélu avec 82 % des voix. Depuis, à coup de réformes constitutionnelles, il centralise tous les pouvoirs entre ses mains.

Pierre Nkurunziza, Président du Burundi
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L’an dernier, Pierre Nkurunziza a décidé de se représenter pour un troisième mandat présidentiel, ce qui est formellement interdit par la constitution. Cette décision a malgré tout été validée par la Cour constitutionnelle. Ça lui a néanmoins valu une tentative de coup d’État et, surtout, de nombreuses violences dans tout le pays.

Paul Biya, Président du Cameroun
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À son arrivée il y a de ça 33 ans, il avait promis de redresser le pays. Le tableau est pourtant toujours aussi sombre. La moitié des moins de 30 ans sont au chômage, le salaire minimum n’est que de 55 € par mois et une personne sur quatre vit avec moins d’un euro par jour.  Malgré tout, Paul Biya s’accroche à la tête du pays. Les contestations nationales et internationales n’y changent rien.