« Kabila, candidat unique de la MP », lâche Kin-Kiey Mulumba

» Que les juristes se mettent à l’œuvre et nous trouvent de la cohérence qui nous permette de réaliser notre préférence. C’est notre droit», assène KKM, reçu au cours de l’émission Honneurs mérités, diffusée lundi dernier sur plusieurs télévisions locales.

A chacune de ses sorties, médiatique ou politique, l’initiateur et président de l’ASBL Kabila désir ne rate jamais de jeter un pavé dans la mare. Devant Olyncia Muhong Kasheme, Tryphon Kin-Kiey n’a pas fait la langue de bois. Egal à lui- même, l’homme n’a plus rien à cacher de son attachement à la continuité de l’œuvre de Kabila. Désormais, il en appelle au génie des juristes priés de trouver un moyen légal afin de matérialiser la volonté du peuple, cette masse silencieuse souvent oubliée et écrasée par la volonté des politiciens. Si ce n’est pas un signal de ce qu’envisage sérieusement d’entreprendre dans les prochains jours, ça en a l’air. Et comme il fallait s’y attendre, le débat enfle. De salons des Opposants jusqu’aux réseaux sociaux, les réactions et commentaires fusent. Péché de Kin-Kiey, avoir dit la vérité, sa vérité. Avoir exprimé la volonté de plusieurs millions de RD-Congolais, avoir refusé de trahir sa propre foi. Si hier le débat était encore à l’étape de sa voir si l’actuel Président va se représenter ou pas, aujourd’hui, Kin-Kiey fait monter d’étages. Il faut désormais trouver le moyen de remettre le joker de la MP dans le jeu, trouver comment matérialiser l’appel de cette masse silencieuse qui désire voir Kabila rempiler afin de finir l’ambitieux projet qu’il a commencé. Tout n’est pas parfait, reconnait KKM, mais le gros est fait, et le peuple a soif de la continuité.

 

La MP a son joker pour le scrutin présidentiel à venir. Il s’appelle Joseph Kabila. Une affirmation de Tryphon Kin-Kiey, initiateur et président de Kabila désir, membre du bureau politique de la Majorité présidentielle, autorité morale du Parti pour l’action et ministre des Relations avec le Parlement, qui a récemment fait forte sensation. Si certains, à la MP, félicitent son courage, d’autres, notamment dans l’Opposition, redoutent l’officialisation par Kin-Kiey d’une probable candidature de Kabila à la prochaine présidentielle, chose interdite par la Constitution en vigueur qui limite à deux le nombre de mandats présidentiels. «Nous avons exprimé une préférence. Je trouve qu‘au sein de la Majorité présidentielle, il y a un homme qui peut, qui doit faire gagner la Majorité présidentielle. Et cet homme c‘est Kabila. Nous disons que les juristes se mettent à l’œuvre et nous trouvent de la cohérence qui nous permette de réaliser notre préférence.

 

C’est notre droit», cogne le crabe. Le message, osé, est lancé. Le débat également. A près d’une année d’expiration du mandat, plus de flou et de temps à perdre. La MP a bien son candidat. Aux juristes de faire parler leur expertise afin d’y parvenir. Si l’option est définitivement levée, la question devrait être en principe soumise au peuple qui devrait se prononcer. Sous d’autres cieux, c’est la démocratie par excellence : faire parler le souverain primaire sur certains sujets importants qui concernent son avenir. Ça s’appelle référendum. Dans aucune démocratie au monde, au nom de quel principe que ce soit, une Opposition n’a jamais empêché la tenue de cette expression démocratique. A l’exception de l’Opposition RD-Congolaise récemment réunie sur l’île de Gorée et qui somme le CENI de débuter le 10 février 2016 l’opération de révision du fichier électoral. Faute de quoi, à en croire la réaction de Vital Kamerhe sur la VOA, le 16 février de la même année sera la date de fin de mandat du Président Kabila. Une terreur démocratique! Mais pour Kin-Kiey et la MP, la classe politique doit tout d’abord penser Congo et éviter d’avoir peur de la culture du débat. Le devenir de la nation en dépend. Appelé à répondre à une question sur le séjour d’une frange de l’Opposition à Gorée, KKM bote en touche:

«…Je pense que ça a été une rencontre des personnes qui mettent en œuvre des actions insurrectionnelles». Et d’ajouter: «…30 ans après, la même Opposition, les mêmes acteurs …prennent le chemin du Sénégal pour aller apprendre une leçon auprès des jeunes de Filimbi, Lucha, Y en a marre… des jeunes qui donnent des leçons aux sexagénaires, je suis écœuré».

 

Par HMK,
Africanews.com

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