Festivités de fin d’année : du poulet avarié vendu dans les différents marchés

Lentement, mais surement, l’on s’approche vers les festivités de fin d’année. Dans les différents marchés et quartiers, nombreux sont les objets qui sont vendus et qui ont un lien direct avec la fête de Noël et celle de Nouvel an. C’est ainsi qu’on retrouve les prêts-à-porter, les ballons et autres souliers pour les enfants, les femmes ou encore les hommes. La ville de Kinshasa est devenue un grand marché, dans la mesure où c’est dans toutes les avenues où l’on peut facilement vendre. Ici, la pratique du commerce n’est pas le fait des spécialistes, mais de tout le monde.
Du côté du Gouvernement, outre le 13ème mois, la Banque centrale du Congo (BCC) s’apprête à verser les salaires des enseignants dans les banques commerciales concernées, question de permettre à cette catégorie des Congolais de bien passer les fêtes. De même dans certaines entreprises privées que publiques, le moment est venu pour préparer le colis à remettre aux agents. Et ce, pour terminer l’année en beauté. Une année au cours de laquelle ils ont connu le haut et le bas.

Mais en ce qui concerne l’objet de ce papier, disons qu’il est constaté dans certains marchés de la ville province de Kinshasa, pourquoi pas de l’intérieur du pays, la vente de certains produits impropres à la consommation. C’est le cas, selon notre source, au marché de Lumumba de la commune de Bandalungwa, où certains vendeurs ont été arrêtés.

En effet, des poulets périmés sont en circulation sur le marché et sont vendus par certains Congolais non patriotes, voire des terroristes, qui n’ont jamais voulu le bonheur de leurs propres frères. C’est du moins ce que l’on peut dire, au regard des dégâts que ces poulets peuvent causer dans le corps humain. Pour notre source, ces poulets qui sont du reste vendus en détail sont facilement reconnaissables, par leur forme. Et même lorsque le client achète un carton, il se rendra rapidement compte que la date de péremption n’existe plus, elle a été tout simplement effacée pour le besoin de la cause.

Même si ce sont les agents de la Police nationale congolaise qui procèdent à ces arrestations, le souhait est de réinstaurer les services d’hygiène, qui à l’époque pouvaient vérifier dans quelles conditions les vivres frais sont vendus, et à l’occasion, donner des instructions nécessaires. La population semble être abandonnée à son triste sort. Car, selon la même source, si ce poulet peut être identifié par sa forme, tel n’est pas le cas lorsque ce même poulet est grillé et vendu à la longueur de la journée.

D’autant plus que la tendance est à vendre ce poulet à moins cher, pour faciliter son écoulement rapide. Ceci pour dire qu’un contrôle s’impose dans certaines chambres froides du pays, si et seulement si on veut protéger la santé des Congolais. D’ailleurs, selon certaines indiscrétions, tout juste après l’interdiction de la consommation du poulet de la Turquie, d’autres poulets de mauvaise qualité ont été largués dans certains marchés de Kinshasa. Et ce, au grand désarroi de la population à qui on demande tantôt de manger ou de ne pas manger quelque chose.

Quid de N’Sele et Bukanga-Lonzo

Au regard de tout ce qui vient d’être dit, les entreprises du secteur privé ou public qui doivent préparer l’enveloppe de leurs agents, sont prévenues sur la présence d’une qualité de poulet qui est impropre à la consommation. C’est aussi le moment pour rappeler que des investissements importants, surtout le financement de la Banque africaine de développement (BAD) ont été réalisés pour relancer l’ex-DAIPN (ferme présidentielle de la N’Sele). Les Congolais sont en droit de savoir à quel niveau se trouve ces investissements. Sinon, en lieu et place d’importer le poulet, les Kinois se seraient approvisionnés chez eux, avec un produit sûr.

L’occasion faisant le larron, cette situation doit interpeller les gestionnaires du parc agro-industriel de Bukanga-Lonzo, qui doivent dans les années qui suivent, commercialiser le poulet, à la grande satisfaction de tous les Congolais. Au Congolais de vérifier la qualité du produit qu’il achète, au risque de dépenser son argent pour se procurer un poison qui va vous tuer à petit feu !

Jean-Marie Nkambua

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