La sanglante réponse de catholiques au Procureur Général de la République

Dans une nouvelle déclaration, les évêques de RD-Congo demandent le respect de la Constitution, alors que le président Joseph Kabila est soupçonné de vouloir modifier ce texte pour pouvoir se présenter à la prochaine présidentielle en avril.

« Personne n’a le droit de décréter le silence absolu de toute personne qui exprime son opinion ou prend la parole dans un État qui se dit démocratique », affirme un communiqué des évêques de République démocratique du Congo (RDC), relayé jeudi 3 décembre par l’agence missionnaire Fides.

Depuis plusieurs semaines, les évêques congolais sont en conflit ouvert avec le président du pays, Joseph Kabila, soupçonné de vouloir modifier la Constitution pour pouvoir obtenir un troisième mandat lors des élections de 2016.

LES ÉVÊQUES « NE SONT PAS DES AGITATEURS »

« Le Comité permanent de la Cenco (la Conférence épiscopale nationale de RD-Congo, NDLR) n’est pas un bureau quelconque. Il s’agit d’une assemblée composée d’archevêques et d’évêques qui président différentes commissions de la conférence épiscopale », ajoutent les auteurs du communiqué.

« Ses membres ne sont pas des agitateurs mais des pasteurs qui ont à cœur le pays et le bon fonctionnement de la Constitution congolaise, laquelle affirme que’tout Congolais a le devoir d’affronter tout individu ou groupe de personnes qui prendrait le pouvoir par la force ou l’exercerait en violation des dispositions de la Constitution’. »

RESPECT DE LA CONSTITUTION

« Aucun évêque n’entend renverser le régime existant. Les évêques demandent le respect de la Constitution et des délais constitutionnels concernant les élections. Ceci ne peut être considéré comme un appel au soulèvement de la population contre le régime », conclut le communiqué.

Le 24 novembre, le Comité permanent de l’épiscopat de RDC avait publié un communiqué dans lequel il dénonçait « les restrictions des libertés individuelles, l’augmentation des répressions et des intimidations »

En février, dans un entretien accordé à La Croix, Mgr Fridolin Ambongo, président de la commission Justice et Paix de l’épiscopat de la RDC avait demandé aux autorités françaises d’empêcher le président Kabila du pays de modifier la Constitution pour se représenter en 2016.

L. B. S.

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