Satan est-il Noir et Dieu, tout blanc? L’histoire cachée de la chanson de Verckys Kiamwangana !

« LA RACE NOIRE, QUELLE EST SON ORIGINE ? », se demande Verckys Kiamwangana Mateta dans sa chanson « NA KO MITUNA KA ». La réponse à ses préoccupations est à puiser dans les enseignements de Kimbangu et Mpadi

A sa sortie, dans les années 70, cette chanson eut l’effet d’un coup de gong tintant d’une église surplombant la montagne et dont l’écho se déverse comme une onde invisible sur la vallée d’où s’étend une citadelle et vint réveiller tous les esprits endormis. Oui ! tous les esprits du monde se réveillèrent, tendirent l’oreille, écoutèrent la chanson et se mirent à l’analyser.

De ces esprits, il y eut, d’un côté, ceux qui furent contre la chanson et immédiatement mijotèrent des plans machiavéliques pour la combattre, l’étouffer dans l’œuf et décidèrent même de s’en prendre à son auteur ; dans l’autre versant, il y eut ceux qui trouvèrent leur compte dans la chanson, l’acclamèrent, l’adoptèrent et l’accueillirent avec joie.

Certaines églises du monde s’érigèrent contre la chanson. Il y eut tenue des conciliabules ici et là à travers le monde et le Vatican, à sa tête le Pape, s’insurgea et demanda aux autorités congolaises, plus précisément au Président Mobutu Sese Seko Kuku Ngbendu Waza Banga de s’occuper personnellement de cette affaire.

La chanson fut frappée d’embargo. Nul n‘a le droit de la vendre ni de la jouer !

Son auteur, Kiamuangana Mateta Verckys Wa Zola Mbongo, fut remis aux mains de la justice congolaise et jeté en prison.

Mais quelle mouche, se demandera-t-on, aura piqué tout ce monde-là pour qu’on arrivât à en vouloir tant à la chanson jusqu’à un niveau qui suscita même de l’étonnement et de la méfiance dans le commun des hommes ? Y avait-il une vérité cachée qui blessât l’’âme de ces mécontents ?

Oui, effectivement la vérité qu’a fait exploser au grand jour Kiamwangana Mateta Verckys en se posant des questions sur l’origine de la race noire dans sa chanson « Na komitunaka », rejoigne bien les enseignements de Simon Kimbangu Diatunguna et de Simon Mpadi Buka Makengo Nsuka dans lesquels enseignements l’on trouve la réponse aux questions de l’artiste musicien.

Peut-être serait-il utile de vous rappeler que les enseignements des deux sauveurs de la race noire, Kimbangu et Mpadi donnent pour premiers ancêtres noirs, Nzalapanda, l’homme, et Kitedi Kinambu, la femme. C’est de ces deux ancêtres que sont parties la race noire et toutes les différentes tribus qui la composent.

Ecoutez la chanson.  

Il est impossible de s’imaginer que même après les indépendances africaines, l’Occident ait toujours la mainmise sur l’Afrique, et ce sur tous les chapitres. Les indépendances ? Ce n’est qu’un leurre, car l’Afrique, personne ne l’ignore, est dirigée par l’Occident et tous ces dirigeants sont choisis et imposés aux peuples par ce même Occident. Alors, c’est quoi être indépendant quant on sait que le colonialiste est parti mais qu’il est toujours présent étant incarné par les présidents et rois d’Afrique.

Avant les indépendances, personne ne pouvait vénérer autre Dieu que celui imposé par le colonialiste. Quiconque osait enfreindre cette interdiction était passible de traitements dignes d’un malfaiteur. C’est le cas de Kimbangu à son apparition sur la scène religieuse en 1921 et de Mpadi, décidé de prendre la relève de Kimbangu en 1939. Ils ont tous deux été traqués toute leur vie par le pape de Rome avec toutes les églises chrétiennes derrière lui, sous la couverture bien sûr du pouvoir colonial. Ils ont été arrêtés, battus, humiliés et jetés en prison (nombreuses prisons, puis la dernière, la plus horrible, celle d’Elisabethville –Lubumbashi- au Katanga, au Congo Démocratique).

Quand Franz Fanon dit que l’Afrique est comme un colt de 9mm dont la gâchette se situe au Congo, il ne s’agissait pas de considérer le Congo démocratique comme étant uniquement le carrefour d’où partirait le développement de l’Afrique sur le plan économique, technologique, mais aussi comme étant une grande plateforme d’où jaillirait, telle une fontaine géante, la vérité spirituelle dans les seules et vraies dimensions établies par le Dieu Créateur.

Toute mon enfance scolaire, je l’ai passée chez les catholiques. Douze ans, du primaire aux humanités. J’y avais été baptisé et suis allé jusqu’à recevoir la confirmation. Au collège, je faisais même partie de l’équipe des servants. Mes parents, qui étaient croyants Kimbanguistes m’y avaient envoyé car, en ce moment c’était soit l’école catholique, soit salutiste ou protestante qu’on nous envoyait fréquenter.

Tout grandissant, il m’arrivait de me trouver en proie à des contradictions, me démangeant le cerveau, liées aux enseignements religieux, entre ceux que je recevais à l’école catholique et ceux en rapport à la religion traditionnelle que m’inculquaient les parents et grands parents.

Chez les catholiques l’enseignement reposait ou plutôt était plus concentré, basé sur l’universalisme de l’église avec comme unique Sauveur Jésus-Christ. Jésus-Christ est donc, qu’on le veuille ou pas, le seul Sauveur mandaté, envoyé par le Dieu Créateur pour sauver le monde. Nos grands parents sont Adam et Eva. Tout humain vivant sous le soleil n’a de salut que par Jésus.

De l’autre côté, mes parents et grands parents me disaient que les noirs ont leur Dieu, qu’ils ont leurs ancêtres, leur livre sacré et qu’ils ont leur entrée au ciel par la porte de l’Orient. C’est-là que leur Dieu a rangé les chaises pour le couronnement de ceux qui lui auraient été fidèles et suivi les enseignements de Kimbangu et Mpadi.

Je n’accordais aucun crédit à ce que me racontaient mes parents. Pour moi, alors enfant, la vérité, la seule, la vraie, était catholique, chrétienne.

Aujourd’hui, j’ai tout compris et je ne suis plus enfant.

Je me souvins d’un passage lors d’une prédication de mon oncle paternel, Mpadi Buka Makengo Nsuka Kembo Dia Nzenza va Kintete (Simon Pierre) à une assemblée religieuse au siège social de l’église, une assemblée qui regroupait un nombre impressionnant des fidèles venus de tous les villages environnants, et de tout le pays -Yakoma, Katanga, Bakongo, etc- dans lequel passage il disait : « Le pape est responsable de la perdition des âmes noires qui sont détournées et envoyées en enfer. Certaines âmes sont même transformées en bétail : bœufs, vache, cochon. Lui et ses collaborateurs ne se donnent pas à la vraie religion de Jésus mais utilisent le nom de Jésus pour flouer le monde en usant des pratiques magiques. Leur objectif primordial c’est d’arriver à gagner le plus d’âmes possible à travers le monde pour satisfaire leur maître, Satan. Et il avait ajouté, pince sans rire, que le jour où il lui sera donné de se trouver en face du pape, il va lui démontrer comment il n’est qu’un vilain disciple au service de Satan, en lui faisant ôter la bague magique qu’il porte à son gros orteil (peut-être gauche, peut-être droit : peu importe) ».

Ce jour, quand l’on voit des images sur le pape ou autres responsables religieux, sur les artistes musiciens, sur les sportifs, autres stars et dirigeants des pays exhibant le signe 666 ou les cornes de Satan de leurs doigts, nous ne pouvons que confirmer la sève véridique des enseignements de Kimbangu et Mpadi. (Voici une séquence vidéo que nous publions juste pour contribuer aux atteintes des objectifs de son auteur : ceux de prévenir et de sauver bien sûr les habitants de la terre de l’emprise du diable).

D’ailleurs, quand Mpadi se présenta devant l’administrateur territorial colonial de Madimba en 1939 pour réclamer la réhabilitation de l’église des noirs en Afrique, l’église de nos ancêtres, il lui fut opposé un refus catégorique et cette demande fut le début des pires souffrances que durent subir les fidèles kimbanguistes de Mpadi. Il leur fut donné comme punition la relégation vers la forêt équatoriale où ils devaient être exterminés, tous, par les carnivores, les serpents, les maladies causées par piqûre des insectes, etc. Mon père y partit enfant, emporté par ses parents, et il revint vers la terre natale avec une épouse et une fille, son premier enfant.

L’administrateur colonial lui demanda : « Mpadi, où est-ce que tu vas trouver l’argent pour bâtir ton église et où vas-tu trouver tes fidèles ». Mpadi répondit que l’église comptait sur la relève par les enfants qui vont sortir du dos des fidèles de son église.

Alors c’est là que l’administrateur colonial du territoire, Monsieur Gennings (si mes souvenirs sont bons) coupa court et dit : « Mpadi, tu rêves et tu ne peux pas t’imaginer ce dont nous sommes capables pour récupérer toute la jeunesse à venir. Nous allons inonder l’Afrique de tous les medias possibles, de toutes nos dernières technologies, de toutes nos distractions, de tous nos pouvoirs magiques, bref, tout l’Occident sera déplacé ici, et l’on verra s’il y aura encore un jeune qui va tendre encore l’oreille à écouter tes enseignements.

Aujourd’hui donc, nous pouvons affirmer et confirmer que l’Afrique n’est indépendante ni politiquement, ni financièrement, ni économiquement, ni spirituellement. L’Afrique est toujours esclave de l’Occident. L’Occident la gère, comme dit plus haut, par l’entremise de ses dirigeants qui la lui ont vendue, qui l’ont trahie. Les africanistes, les nationalistes, les démocratiques purs, sont la bête noire de l’Occident !

Un ami de penchant chrétien me taquinait ou m’attaquait un jour en disant : « Et toi qui te prend pour le conservateur de la religion ancestrale, pourquoi tu as appris à lire et à écrire dans des écoles chrétiennes ? » Je ne lui avais pas répondu, ce jour-là, je l’ai regardé droit dans les yeux et lui ai rétorqué : « En voilà encore un aliéné, un acculturé ! ».

Mais, dès que l’inspiration m’enveloppe et que je me mets à écrire sur l’église ancestrale, je crois toujours trouver la réponse à donner à cet ami : « Si j’ai appris un peu à l’école et que je parvienne à m’exprimer tant soit peu avec la langue française, je pressens que le Ciel m’avait prédestiné à le faire pour qu’aujourd’hui, je sois capable de divulguer au monde entier, certaines vérités spirituelles concernant le salut de la race noire, lesquelles sont restées, à travers des siècles, enfouies en terre par la volonté de l’Occident, de connivences avec les églises chrétiennes. » Ce ne sont pas mes enseignements, c’est ceux de Dieu de mes ancêtres nous transmis par nos aïeux, par nos grands parents et parents.

Kimbagu et Mpadi ont connu une enfance salutiste et protestante. C’est surtout pour Mpadi une étape de préparation et d’acquisition d’un bagage de savoir important sur les responsabilités de leader spirituel qui l’attendaient. Tout comme Moïse et Joseph l’ont été dans le palais pharaonique. C’est juste un passage, une porte ou une fenêtre qui s’ouvre ensuite et qui vous bascule en plein sur l’aire de l’accomplissement du destin tel que prévu par le Ciel.

C’est dire qu’un diamant, même si caché dans de la merde, reste toujours diamant après lavage et ne perd aucune de ses propriétés.

Voici la chanson « Na komitunaka » de Verckys Kiamwangana Mateta, chantée en lingala, une des quatre langues vernaculaires du Congo démocratique. « Na ko mitunaka », signifie littéralement en français : « Je me demande, ou je m’interroge, ou encore je m’interroge »

Le lyrics de la chanson en Lingala

1

Aée na komitunaka (2 fois)

Nzambe na komitunaka (2 x)

Poso muindo ewuta nde wapi (2x)

Koko na biso ya kala ye nani

Yesu muan’anzambe ye nde mundele

Adam na Eva bango nde mindele

Basantu nionso bango se mindele

Po na nini boye ?

2

Aée na komitunaka (2 fois)

Nzambe na komitunaka (2 x)

Poso muindo ewuta nde wapi (2x)

Na buku ya nzambe to monaka boye

Basantu nionso bango se mindele

Ba anzelu nionso bango se mindele

Soki zabolo foto moto mouindo

Injustice ewuta nde wapi (2)

3

Aée na komitunaka (2 fois)

Nzambe na komitunaka (2 x)

Poso muindo ewuta nde wapi (2x)

Ba noko bakanga biso mayele boye

Bikeko ya bakoko bango baboyaka

Kisi ya bakoko bango ba ndimaka te

Kasi na ndako ya nzambe biso to monaka

Tokosambela sapelé na maboko

Tokosambela bikeko bitondi ndako

Kasi bikeko yango se mindele

Po na nini nzambe ?

4

Aée na komitunaka (2 fois)

Nzambe na komitunaka (2 x)

Ba profeti ya mindele biso to ndimaka

Kasi ya bato muindo bango bandimaka te

Po na nini nzambe osala biso boye ?

Africa miso efunguami

Africa to zonga sima te

Ah mama aa

5

Aée na komitunaka (2 fois)

Nzambe na komitunaka (2 x)

Koko na biso yak ala ye nani

Yesu muana nzambe ye nde mundele

Adam na Eva bango nde mindele

Basantu nionso bango pe mindele

Po na nini nzambe ?

6

Aée na komitunaka (2 fois)

Nzambe na komitunaka (2 x)

Ba profeti ya mindele biso to ndimaka

Kasi ya bato muindo bango bandimaka te

Po na nini nzambe osala biso boye

Koko na biso ya bato muindo azali wapi ?

Africa miso efungwami

Africa to zonga sima te

Ah mama a

Aée na komitounaka (5 fois

La traduction

1

Vraiment, je me demande

Mon Dieu, je n‘arrive pas à comprendre

D’où vient la peau noire

Et qui serait notre ancêtre ?

Jésus, le fils de Dieu, est de la race blanche

Adam et Eva, eux aussi le sont

Tous les saints le sont également

Pourquoi cet état de choses ?

2

Vraiment, je me demande

Mon Dieu, je n‘arrive pas à comprendre

D’où vient la peau noire

Dans le livre saint, l’on nous montre que

Tous les saints sont des blancs,

les anges sont tous des blancs,

Mais que seul Satan est noir sur la photo

Quelle est l’origine de cette injustice ?

3

Vraiment, je m’étonne

Mon Dieu, je n‘arrive pas à comprendre

D’où vient la peau noire

Nos oncles (colonisateurs) nous ont floué l’esprit

Ils ont détruit les statuettes de nos ancêtres

Ils ne croient jamais en leurs pouvoirs

Mais dans leurs églises où nous allons prier

Nous nous y rendons chapelet à la main

Nous y voyons plein de statues

Toutes représentées avec la peau blanche

Pourquoi tout cela, Grand Dieu !

4

Vraiment, je m’étonne

Mon Dieu, je n‘arrive pas à comprendre

Nous croyons en leurs prophètes blancs

Mais eux haïssent les nôtres, noirs

Pourquoi nous as-tu créés ainsi, Seigneur ?

L’Afrique commence à voir clair

L’Afrique ne peut plus reculer

Ah maman !

5

Vraiment, je m’étonne

Mon Dieu, je n‘arrive pas à comprendre

Dis-moi, qui est notre ancêtre

Jésus lui est de la race blanche

Adam et Eve sont blancs eux aussi

Tous les saints le sont également

Pourquoi tout ceci, mon Dieu ?

6

Vraiment, je m’étonne

Mon Dieu, je n‘arrive pas à comprendre

Nous croyons en leurs prophètes blancs

Mais eux haïssent les nôtres, noirs

Pourquoi nous as-tu créés ainsi, Seigneur ?

Où serait-il, notre ancêtre noir à nous ?

L’Afrique commence à voir clair

L’Afrique ne peut plus reculer

Ah maman !

Oui ! je m demande toujours !

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