Télécoms: pourquoi les tarifs augmentent en RDC?

Les sociétés de téléphonie mobile sont en campagne d’explication, auprès de leurs abonnés, au sujet de la révision à la hausse des tarifs d’appels téléphoniques et autres services liés aux télécommunications. Selon les messages en circulation, la hausse serait négligeable et sans grand impact sur le pouvoir d’achat de la clientèle.

Comme pour confirmer le fait accompli, le ministère des PTNTIC (Postes, Télécommunications et Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication), a déposé, pendant le week-end, dans plusieurs rédactions de la place, un communiqué attribuant la fixation de ces nouveaux tarifs à un consensus intervenu le 19 décembre 2014 entre les opérateurs opérant en RDC, à savoir Vodacom, Airtel, Tigo, Orange, Africell et Yozma). C’était, indique le même communiqué, en vue de mettre un terme à la « guerre des prix » entre eux par l’adoption des prix-plancher. Ce compromis a été entériné par l’ARPTC (Autorité de Régulation de la Poste et des Télécommunications) le 02 février 2015 et coulé en décision 001/ARPTC/CLG/2015.

Selon le cabinet du vice-premier ministre Thomas Luhaka, ce dernier a tout simplement pris acte, en date du 16 février 2015, de la décision de l’ARPTC lui communiquée le 03 février 2015, accompagnée d’un projet d’arrêté ministériel. Cela étant, le ministère des PTNTIC affirme n’avoir jamais pris l’initiative de procéder à l’augmentation des prix dans le secteur des télécommunications.

On retient de ce qui précède que les usagers vont dorénavant payer un peu plus cher pour leurs appels téléphoniques, les textos, l’internet, les réseaux sociaux…à la suite d’un modus vivendi conclu en décembre entre opérateurs des télécommunications, avec le double feu vert de l’ARPTC et du ministère des PTNTIC. Négligeable ou pas, une facture augmentée de quelques francs fait toujours mal à la bourse des gagne-petit. C’est dans ce sens qu’il faut comprendre les tirs croisés lancés par certains médias en direction de la tutelle des télécommunications, qui donne l’impression d’avoir été pris de court, alors qu’il a les pleins pouvoirs, de concert avec le ministère de l’Economie, pour bloquer la manœuvre.

Il est à espérer que cette révision des étiquettes à la hausse ne va pas freiner le taux de pénétration, au sein des ménages congolais au pouvoir d’achet très bas sinon inexistant, du téléphone cellulaire, de l’internet et des services connexes. Le souci du commun des Congolais est que la téléphonie mobile ne se transforme pas en bien de luxe, comme c’était le cas il y a 20 ans, sous le régime du monopole de la tristement célèbre Télécel.
Kimp

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