Plus rien ne va entre Kinshasa et Bruxelles 48 heures après la visite du vice-Premier ministre belge des Affaires étrangères Didier Reynders et son collègue de la Coopération au développement Alexander De Croo.

Didier Reynders plus diplomate a dû arrondir les angles pour dire certaines choses s’inscrivant ainsi la ligne de Louis Michel contrairement à De Croo qui a rappelé à Kinshasa, le passage de triste mémoire de Karel de Gucht.

Le vice-premier et ministre belge de la Coopération Alexander De Croo a indiqué : « J’ai pu rencontrer huit ministres différents et président durant notre mission au Congo et, à cette occasion, les sujets qui semblent avoir donné Heu à une certaine controverse en Belgique n’ont pas té abordés”. Manière qui contraste avec celle de son prédécesseur, le socialiste Jean-Pascal Labille.

“Ce que j’ai dit à la résidence de l’ambassadeur a, semble-t-il, surtout été mal accueilli en Belgique”, a précisé M. De Croo qui avait notamment dénoncé le statu quo au Congo en proie à d’importants problèmes démocratiques.

La réaction du porte-parole du gouvernement Lambert Mende ne s’est pas fait attendre. Il a réagi dans une lettre ouverte à De Croo te comparant à un “nouveau de Gucht”. Et de poursuivre en ces termes: “Nous sommes fatigués des donneurs de leçon, surtout lorsqu’ils viennent d’ailleurs”, a-t-il précisé, en ajoutant qu’il n’a pas “à venir au Congo comme un gouverneur général en inspection”. Alexander De Croo devait dans une interview aux médias belges apporter toute la lumière sur les questions qui ont fâché le Gouvernement congolais.

Le vice-Premier ministre et ministre belge des Affaires étrangères Didier Reynders, plus conciliant, a, quant, à lui relevé avoir remarqué des progrès depuis sa dernière visite au Congo. “Il y a du progrès dans le processus démocratique, avec la publication du calendrier électoral, et les groupes rebelles dans l’Est du Congo sont appréhendés”, a-t-il souligné. “Nous collaborons favorablement avec le Congo. Le verre est toujours aussi plein qu’avant la mission, et nous tenterons de faire eh sorte qu’il le soit encore plus dans les prochaines années.