Urgent! Un ancien ministre belge arrêté pour une affaire de corruption impliquant la femme de Muzito

Le bourgmestre de Waterloo Serge Kubla (MR) a été inculpé et placé sous mandat d’arrêt mardi pour « corruption concernant une personne qui exerce une fonction publique dans un état étranger » comme auteur ou coauteur par le juge d’instruction de Bruxelles Michel Claise, a indiqué le parquet fédéral dans un communiqué.

Les faits litigieux concernent les activités en République démocratique du Congo du groupe industriel Duferco, ce dernier étant suspecté d’avoir, au travers de la corruption d’agents publics congolais, « favorisé l’évolution d’investissements importants dans le secteur du jeu et des loteries », selon le communiqué.
Ces fonds auraient été transmis au moins pour partie par l’intermédiaire Serge Kubla, ancien ministre wallon de l’Economie.

Celui-ci aurait remis 20.000 euros à l’épouse de l’ancien Premier ministre congolais, en exercice entre 2008 et 2012, Adolphe Muzito, à l’hôtel « Président » de Bruxelles à titre d’acompte sur une somme évaluée à 500.000 euros.

D’autres intervenants…

Agé aujourd’hui de 67 ans, M. Kubla a été placé sous mandat d’arrêt « compte tenu des risques de collusion avec d’autres intervenants à ce stade de la procédure », précise le communiqué du parquet fédéral.
Le bourgmestre de Waterloo a en conséquence été incarcéré à la prison de Saint-Gilles.

Son inculpation et son arrestation ont été précédées de plusieurs perquisitions menées mardi matin par la police fédérale à la demande du magistrat instructeur.

Le parquet fédéral précise dans son communiqué qu’il avait saisi le juge Claise le 17 novembre 2014 d’en informer « notamment à charge de Monsieur Kubla » du chef de corruption concernant une personne qui exerce une fonction publique dans un état étranger.

Indétrônable et très populaire dans sa commune, l’homme politique était à la tête de la ville de Waterloo depuis 1977. Il a quitté le parlement régional suite aux élections du 25 mai dernier.

Le MR réclame sa démission

Du côté du MR, tant au niveau fédéral que communal, l’information a eu l’effet d’une bombe. Sans tarder, le président du MR, Olivier Chastel réclame la démission de Serge Kubla de son maïorat à Waterloo.

Le président de la fédération MR du Brabant wallon s’est dit lui aussi « abasourdi » par la nouvelle. Jean-Paul Wahl, député bourgmestre de Jodoigne et sénateur, est un proche de Serge Kubla. Il a appris la nouvelle par la presse et indique ne posséder aucune information à ce stade.

« Je suis abasourdi. Je ne peux rien dire pour l’instant: je ne dispose d’aucune information. Il faut évidemment que la justice fasse son travail et on verra ce qui va se passer dans les heures qui viennent. Je suis ahuri. C’est vrai que je suis très proche de Serge Kubla et nous n’avons jamais parlé de quoi que ce soit », indique le président du MR Brabant wallon.

(Avec lalibre.be)

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  • Dans le cadre d’un plan de démanteler les FDRL et conséquemment
    massacrer les réfugiés hutu à l’Est de la RDC, des manœuvres sont en
    cours pour remplacer la MONUSCO par l’EASF, une force armée sous la
    coupe de Kagame et Museveni.

    Au cours, d’une conférence de presse tenue le 21
    février 2015 à Kigali en marge de la visite du ministre allemand des
    Affaires étrangères, la ministre rwandaise des Affaires étrangères a
    fait une déclaration qui ne devrait pas passer inaperçue. En effet,
    Louise Mushikiwabo a affirmé que la MONUSCO qui coûte des millions de
    dollars par an, reste inefficace notamment en étant incapable de
    démanteler la rébellion hutu des FDLR. Pour elle, il serait temps de
    remplacer la MONUSCO par une autre force qui serait plus efficace dans
    l’éradication des FDLR. On notera d’abord que cette déclaration a été
    faite à l’occasion de la toute première visite d’un ministre des
    Affaires étrangères allemand au Rwanda. Quand on sait que l’Allemagne
    est très impliquée (on ne sait pour quel intérêt) dans la chasse et la
    neutralisation des réfugiés hutu où qu’ils soient, on ne peut que
    prendre cette avertissement au sérieux. L’on sait en effet que
    l’Allemagne a arrêté et garde en prison depuis des années les leaders
    politiques des FDLR pour soi-disant les crimes qu’ils auraient commis en
    RDC alors que certains n’y ont jamais mis les pieds. Leur seul crime
    aux yeux des autorités allemandes est de se déclarer ouvertement
    opposants au régime dictatorial installé au Rwanda en 1994. L’on se
    rappellera ensuite que c’est un diplomate allemand, Martin Kobler, qui
    est le patron de la MONUSCO en RDC et que celui-ci ne jure que par
    l’anéantissement des réfugiés hutu vivant à l’Est de la RDC qu’il
    assimile tous aux FDLR, un mouvement politico-militaire étiqueté de
    « terroriste » par Kigali.

    Il semble donc que Kigali,
    en tandem avec Kampala, confiant dans le feu vert des superpuissances
    pour envahir ouvertement la RDC, soit en train de préparer l’opinion et
    de baliser le chemin médiatique et diplomatique en attendant le jour
    « J » .

    Antécédents.

    Ce ne serait pas la première fois que ces bras armés
    des Superpuissances dans la région depuis plus de 25 ans sous un
    prétexte apparemment légitime et banal soient mis à contribution pour
    asseoir les objectifs stratégiques de leurs maîtres. Ainsi : en 1996,
    sous prétexte de démanteler les camps de l’Est du Zaïre dont ils
    disaient être contrôlés par des « génocidaires », l’Armée Patriotique
    Rwandaise a servi d’exécutant pour chasser le maréchal Mobutu au pouvoir
    comme en avaient décidé ces superpuissances. De même de 1998 à environ
    2003, les armées rwandaises et ougandaises, sous prétexte de défendre
    les minorités ethniques apparentées à leurs populations, ont occupé et
    exploité l’Est de la RDC par le truchement des rébellions créées et
    soutenues par ces pays : RCD, RCD-Goma, CNCD, M23…

    Prétextes en or

    Pour le prochain coup, le prétexte est tout trouvé
    et est bien médiatisé que ce soit pour le Rwanda ou pour l’Ouganda. Le
    Rwanda de Paul Kagame est parvenu à faire admettre aux décideurs du
    monde qu’un mouvement dénommé « FDLR » est une organisation terroriste
    et qu’il serait à la base de l’insécurité à l’Est de la RDC et dans
    toute la région. La force de conviction du régime rwandais
    est d’autant plus incompréhensible que même les personnes physiques ou
    morales qui côtoient ces FDLR tous les jours savent que ces malheureux
    combattants ne font que protéger les réfugiés hutu estimés par le HCR et
    la RDC à près de 250.000 âmes, qu’ils ne réclament rien d’autre que de
    rentrer dans leur pays en toute dignité et jouir de leurs droits
    politiques, et qu’ils vivent en bons termes avec les populations
    congolaises…Non, même ces ONG, ces Groupes d’Experts de l’ONU, ces
    officiers de la MONUSCO, qui tous savent que les FDLR aujourd’hui
    estimés à moins de 1500 hommes, mal équipés, ne constitueraient en
    aucun cas une menace pour un quelconque pays et encore moins pour la
    région, n’osent pas démentir Kigali de peur de s’attirer les foudres de
    ses puissants protecteurs.

    C’est ainsi que l’organisation FDLR continue à être
    agitée comme un épouvantail mais sans que personne ne se pose de
    questions sur sa nature, son objectif, sa vrai force et ses capacités.

    Une nouvelle donne qui a brouillé les cartes

    En 2012, une nouvelle rébellion tutsi est créée par
    Kigali sur les cendres de l’ancienne dite CNCD dont le leader, le tutsi
    rwando-congolais Laurent Nkunda, avait trouvé refuge au Rwanda quelques
    mois auparavant. Ils lui donneront le nom de M23 et en quelques
    semaines, il s’emparera de la grande partie de la province du Nord Kivu.
    La curieuse rébellion parviendra même à s’emparer de la capitale de
    cette province, la ville de Goma à la barbe des milliers de soldats
    surarmés de la MONUSCO. De Goma, les rebelles tutsi menaceront même de
    marcher sur Kinshasa sur les traces de leurs prédécesseurs de 1997.
    C’est alors qu’un tournant diplomatique se produisit. La RDC parvint
    pour une fois à obtenir de l’ONU que ses forces l’aident à rétablir sa
    souveraineté sur l’étendue de
    la province du Nord Kivu. Il s’en suivit la création en 2013 de la
    Brigade d’Intervention intégrée dans la MONUSCO et forte de 3000 hommes.
    Cette Brigade, composée d’unités provenant de la Tanzanie, de l’Afrique
    du Sud et du Malawi, n’auront pas de peine à affronter la rébellion
    fantoche du M23 et après quelques mois soit en décembre 2013 à la
    défaire et à voir ses chefs et les combattants se replier en Ouganda et
    au Rwanda. Comme le mandat de la Brigade d’Intervention était et est
    toujours- de démanteler tous les groupes armées opérant à l’Est de la
    RDC, le Rwanda, profitant du siège non permanent au Conseil d Sécurité
    qu’il occupait depuis 2012, parvint à imposer que la prochaine priorité
    de la Brigade d’Intervention devait être l’anéantissement des FDLR. Or,
    c’était sans compter sur la réalité du terrain et les intérêts
    géo-stratégiques des acteurs locaux. En effet, il n’est pas nécessaire
    d’être Breveté d’Etat Major pour se rendre compte qu’il est inutile de
    lancer une attaque classique avec une préparation à l’artillerie lourde,
    une attaque au sol avec des véhicules blindés, un appui aérien avec des
    hélicoptères armés… contre un ennemi qui n’occupe aucun
    objectif-terrain bien précis et identifiable, qui vit au milieu de la
    population civile que l’attaquant est censé protéger, qui refuse le
    contact par le feu…Autant d’éléments d’appréciation que les officiers de
    la MONUSCO en général et de la Brigade d’Intervention en particulier,
    ont analysé avant de se lancer tête baissée dans une « opération contre
    les FDLR » qui n’en serait pas une. Autres éléments, en s’impliquant
    dans le dossier de l’Est de la RDC, la Tanzanie et l’Afrique du Sud, en
    tant que puissances régionales incontestables ont davantage appris et
    peut-être elles découvrent petit à petit que les vérités professées par
    le FPR de Paul Kagame depuis 1990 ne sont plus immuables. De même, ces
    deux puissances veulent aussi leur part du gâteau dans l’exploitation de
    l’Est de la RDC qui est en cours depuis 1997 et leur mot à dire sur le
    dépeçage de la RDC si jamais il advenait. C’est donc cette nouvelle
    donne qui brouille les cartes du FPR de Paul Kagame (en réalité de ses
    commanditaires) qui est à la base de l’énervement de Kigali.

    Changer le fusil d’épaule

    Dès l’annonce des pays qui allaient fournir les
    troupes devant composer la Brigade d’Intervention de la MONUSCO, les
    conseillers de Paul Kagamé ont vu rouge et l’ont averti du risque de
    voir perdre le monopole de faire la pluie et le beau temps à l’Est de la
    RDC. Des démarches diplomatiques ont alors été menées en catimini pour
    mettre sur pied une force pouvant suppléer celle de l’ONU dans la région
    si c’était nécessaire. C’est ainsi que Kagame et Museveni ont mis sur
    pied une force dénommée : East African Stand-by Force (EASF) constituée
    de soldats rwandais et ougandais auxquels on a joint quelques soldats
    kenyans et burundais pour faire illusion du caractère est-africain de la
    force.
    Depuis lors, les médias pro-Kagame ne cessent de vanter l’efficacité de
    cette force qui pourtant n’a pas encore été déployée nulle part. Cette
    publicité mensongère et intentionnée vient de franchir une nouvelle
    étape car le régime du FPR de Paul Kagam (ou plutôt ses parrains) sont
    parvenus à convaincre les instances de l’Union Africaine (dont on
    connaît le sérieux !) qu’elles seraient très bien inspirées en confiant
    le mandat de la MONUSCO à l’Est de la RDC à la fameuse Force de Kagame
    et Museveni dénommée : EASF.

    Que peut- la RDC ?

    Encore une fois, la RDC va être prise à la gorge à
    un moment crucial de son histoire. En effet, avec la fin de mandat de
    Joseph Kabila, le pays est à la croisée des chemins. Les prédateurs
    savent qu’une telle période de transition pendant laquelle les
    politiciens se positionnent à qui mieux mieux, n’est pas propice pour
    penser aux intérêts supérieurs de la nation. La RDC n’est pas membre de
    la Communauté Economique de l’Afrique de l’Est dont la fameuse force
    créée et qui est sensée y assurer la sécurité. Mais ses membres
    influents que sont le Rwanda de Paul Kagame et l’Ouganda de Yoweri
    Museveni clament que leur sécurité est menacée par les éléments se
    trouvant en RDC et donc qu’ils ont un droit légitime d’aller les
    démanteler. Le pire est qu’ils sont soutenus (ou même encouragés) dans
    cette voie par les superpuissances qui régentent le monde. Maintenant le
    Rwanda dénonce officiellement l’inefficacité de la MONUSCO et son
    incapacité à anéantir les Hutu au Kivu. Il ne tardera pas à demander le
    remplacement de la Brigade d’Intervention par une Brigade de sa EASF.
    L’Ouganda va lui emboîter le pas en évoquant la mystérieuse rébellion de
    ADF-Nalu. Les deux compères ont presque déjà l’aval de l’Union
    Africaine. La RDC, en pleine période de transition démocratique, ce qui
    ne peut avoir lieu chez ses agresseurs (Kagame 20 ans de pouvoir,
    Museveni 29 ans au pouvoir, et sans limitation de mandats… ),
    saura-t-elle s’opposer à cette nième humiliation ? That is the question.

    Emmanuel Neretse
    23/02/2015