Troubles à Kinshasa : l’impossible décompte des morts

La semaine noire que Kinshasa vient de connaître a été marquée par la mort de plusieurs personnes et de nombreux blessés. Comme lors des événements de même type dans le passé, lé nombre des victimes et particulièrement celui des personnes décédées fait débat.
Au niveau des autorités gouvernementales, le chiffre avancé a d’abord été de quatre morts dont deux manifestants et deux policiers. Face au scepticisme général, ce chiffre a été revu à la hausse pour atteindre douze puis quatorze tués. Un décompte que contestent vigoureusement les organisations de la Société civile et la Fédération Internationale des Droits de l’Homme qui avance, elle, le chiffre de quarante-deux tués. Human Rights Watch de son côté parle de plus de trente cas de personnes tuées abondamment documentés.

Mais au-delà de la bataille des chiffres, ce qui pst en jeu ici, c’est la vie humaine. Qu’il s’agisse de quarante-deux morts, plus de trente, quatorze ou douze, ce sont des Congolais qui sont décédés, fauchés par des balles achetées avec l’argent du contribuable. Ces balles sont par principe destinées à défendre la République et non à donner la mort aux Citoyens.

C’est ici que se situe le vrai débat. Les forces de l’ordre ont-elles le droit de tirer sans la moindre émotion à balles réelles sur des manifestants? Que faut-il faire pour que ces cas à répétition s’arrêtent et que le droit de manifester s’exerce dans notre pays sans susciter l’usage disproportionné de la force? Une République Démocratique doit mériter son nom et nous pensons que le moment est venu de se pencher sur la question avec responsabilité.

Signalons que le gouverneur de la ville de Kinshasa, André Kimbuta Yango, a, lors de son adresse à la population Kinoise le mercredi 21 janvier 2015 sur le rond point des Huileries, indiqué que le gouvernorat provincial va prendre en charge les funérailles de toutes [es victimes qui ont succombées lors de ces incidents malheureux.

Myriam Iragi

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