Répression à Kinshasa: les ambassades occidentales mettent Kabila en garde!

Les ambassades des Etats-Unis et de la Belgique à Kinshasa ont réagit rigoureusement face aux violentes répressions de manifestations à Kinshasa par le gouvernement congolais.

Dans une déclaration publiée sur sa page Facebook, l’ambassade des Etats-Unis à Kinshasa se dit « préoccupé » par les rapports faisant état de « violences à Kinshasa »,

« Les Etats-Unis soulignent l’importance de protéger l’espace politique et de garantir à tous les citoyens le droit de se rassembler pacifiquement et d’exercer leur droit de liberté d’expression », pouvait-on y lire.

Avant de conclure en des termes un peu plus fermes: « Les Etats-Unis réitèrent leur appui à la tenue d’élections pacifiques et crédibles dans les délais requis en RDC ».

Didier Reynders « préoccupé »

Même son de cloche du côté de la Belgique dont le Vice-Premier Ministre et Ministre des Affaires Etrangères, Didier Reynders, affirme avoir « pris note avec préoccupation des manifestations violentes qui ont pris place à Kinshasa ».

Dans un communiqué envoyé notamment à la rédaction de Direct.cd, le ministre belge appelle tous les acteurs « au calme et à la retenue ».

Comme les Etats-Unis, l’ancienne puissance coloniale en a profité pour réitérer son opposition au « glissement » du calandrer électoral opéré par le Président Kabila à travers cette nouvelle loi contestée.

« Le Ministre Reynders a rappelé toute l’importance qu’il accordait à la tenue d’élections en République Démocratique du Congo, qui respectent la constitution que s’est donnée le peuple congolais. A cet égard, il a exprimé sa préoccupation quant à un possible glissement du calendrier électoral qui proviendrait de la volonté d’effectuer le recensement avant de tenir les élections législatives et présidentielles », conclut le communiqué.

Le gouvernement a reconnu que le texte risquait d’entraîner un report de la présidentielle de 2016 ; ce qui permettrait à M. Kabila, à la tête du pays depuis 2001, de se maintenir au pouvoir au-delà de la fin de son mandat. La séance plénière consacrée à l’examen de ce texte adopté samedi par les députés s’est ouverte au Sénat alors que le Parlement restait sous haute protection policière. Comme la veille, la police bloquait un large périmètre autour du palais du Peuple, empêchant tout passage, mais les soldats déployés en masse dans la ville lundi n’étaient plus visibles.

 

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