Aux penalties de Katumbi, Kabila oppose le retour de Jésus-Christ

(LUBUMBASHI)- Le président Kabila qui a réuni lundi les notables Katangais à Lubumbashi, a dans une métaphore, répliqué à la parabole de trois faux penalties de Moise Katumbi en indiquant que si Jésus Christ revenait aujourd’hui, que deviendrait le monde.

Le chef de l’état a ajouté qu’il croyait au fils de l’homme. Un Kabila très religieux qui a minimisé l’effet 2016. Pour lui, il faut vivre le présent. 2016 n’est pas aujourd’hui. Le président est resté dans la logique de son discours sur l’état de la nation. Ses acolytes relaient depuis deux ans le même discours. ‘‘Pourquoi vous voulez empêcher au président de la république de travailler jusqu’à terminer son mandat.

Il a encore deux ans’’, a rappelé Lambert Mende, le ministre de la communication et médias. Le président Kabila s’est trouvé une bonne tribune où il a ignoré carrément Moise Katumbi et Kyungu wa Kumwanza, les deux frondeurs, selon ses proches. Le gouverneur et le président de l’assemblée provinciale du Katanga ont brillé par leur absence.

Certaines sources indiquent que les deux chefs provinciaux n’étaient pas conviés à la réunion. Curieusement, leur esprit hantait la conduite des débats mais rien n’a été dit sur leur personne, moins encore sur leurs propos, a raconté un notable katangais. Deux sujets étaient inscrits à l’ordre du jour à savoir l’insécurité et la décentralisation.

Le chef de l’état en véritable commandant de l’armée a promis de mater ceux qui veulent monter les nouvelles milices pour déstabiliser le pays. Nous allons mater toutes les velléités guerrières, a-t-on appris des participants qui ont requis l’anonymat.

Kabila ferme face à Katumbi : le Katanga n’est pas une république

A la ferme Espoir sur la route de Kasumbalesa, Joseph Kabila a utilisé un langage de fermeté face au duo Katumbi-Kyungu.

S’adressant aux notables katangais, le chef de l’état a indiqué que le Katanga n’est pas une république mais une province. ‘‘Nous ne sommes pas dans le fédéralisme. Tous les dirigeants sont obligés de répondre aux ordres du gouvernement central’’, a averti Kabila.

L’autorité de l’état se fera beaucoup sentir ici, a-t-il précisé. La responsabilité de la gestion a été confiée par le gouvernement central, a rappelé le chef de l’état. Il a prévenu que tous les discours incitant à la haine ou à troubler l’ordre public ne passeront plus.

Pour lui, il ne faut plus jamais tenir des propos de nature à semer les troubles au sein de
la population. Kabila a promis de s’impliquer pour empêcher le bain de sang contrairement au souhait des personnes mal intentionnées.

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