Koffi Olomide: « il y a une vie après la musique »

Koffi Olomidé retourne en studio pour un nouvel album. Le dernier de sa carrière de chanteur. Il y a une vie après la musique…
Alors que le single de Cindy le Cœur – sa protégée – est attendu pour le 6 juin, le prolifique artiste enregistre «13ème apôtre» projeté pour l’an 2014. «Je ne produirai plus d’album après 2014, mais cela ne veut pas dire que je vais mettre fin à ma carrière musicale. Je deviendrai un chanteur privé et producteur toujours disponible pour satisfaire mes fanatiques et rendre service à la jeunesse…», confie Koffi Central Mopao Mokonzi lors d’une émission de télévision.

Avec plus de vingt albums, le patron du groupe Quartier Latin International promet des surprises dans «13ème apôtre». éblouissant samedi 18 mai 2013, au Salon Congo du GHK dans une compilation de ses anciens succès et un accompagnement artistique des chanteurs du groupe Quartier Latin International, entre autres Asso, Mon ami Guelord, Kanza, sans mentionner la très bonne prestation de la section danse.
Jamais auparavant, il n’a été plus présent sur les planches comme il l’est depuis 2010. Partout où il passe, Grand Mopao explose et ne lésine pas sur les moyens, allant jusqu’à donner deux concerts lors d’une même soirée. Après les adieux à l’international (surtout en Occident), c’est certainement une façon de survivre…

Samedi 7 août 2010, il était à la FIKIN au village Voda et a terminé la soirée chez Bibi à Kintambo. Le lendemain, il y est retourné. «Grand Mopao» détonne par sa performance sur la scène.

Ne pas tuer l’art.
Décidément, les années 2010-2012 auront été les années Koffi. Sa cote de popularité a monté dans l’opinion, surtout à l’étranger.

En témoignent ses dernières sorties dans plusieurs pays d’Afrique australe et centrale. On retiendra utilement que ce chanteur à la voix suave a chanté Rochereau (Tabu Ley) à l’hôtel Venus à la Gombe, le 1er mai 2010, à travers un véritable tour de chant. Les recettes de ce concert ont été remises à la famille de Tabu Ley, malade, par l’entremise de son fils Marc Tabu, animateur de télé, qui vit en Europe et a fait le déplacement de Kinshasa. On retient aussi les concerts Cindy chante Koffi ou encore le concert Koffi chante Lutumba.

Entre-temps, réclamés en Europe, la star r-dcongolaise et son groupe ne font pas de ce voyage une priorité.
Tout Kin parle d’une affaire fixée devant les tribunaux français, laquelle mettrait en cause Grand Mopao.

La vérité appartient au temps. Mais Koffi veut garder la tête froide.

Il ne veut pas tuer son art. C’est pourquoi, il multiplie les événements pour ne pas disparaître. Et il a fait le grand ménage au sein de son groupe avant de lancer «Abracadabra». Plusieurs musiciens ont quitté le navire, les uns après les autres. Notamment les transfuges de Cultura Pays Vie: Gesac Tipoy, Joss Diena, Gabanna et Hono Kapanga. Mais aussi le chanteur ex-Werrason Jitrois. Son tube «Album du patron» n’a connu de grand succès que grâce à la contribution remarquable de Cindy le Coeur. Une analyse approfondie des deux groupes pour la préparation de l’album «Abrakadabra» a montré que le patron de Quartier latin aurait choisi son camp. «Cet album restera gravé pendant longtemps dans les mémoires des mélomanes», soulignait-il. «Mon opus sera qualifié d’album de la décennie parce qu’il a un répertoire riche et haut en couleurs que je compte mettre à la disposition de mon public», déclarait-il. Et de poursuivre: «Cet album sera pour moi une occasion de plus de faire découvrir au public congolais mes capacités d’innovateur. Tous seront dans mes bras».

Koffi Olomidé considère le featuring comme un moyen d’échange d’expériences et non de s’accrocher derrière quelqu’un pour avoir du succès ou pour se faire connaître sur le plan tant national qu’international. Koffi Olomidé a fait l’expérience d’échange culturel avec Youssou N’Dour dans «L’Album du patron». L’apport du Sénégalais a été remarquable dans la chanson «Festival». «Depuis que j’ai chanté avec Youssou N’Dour, qu’est-ce qui s’est passé dans ma vie artistique?

Au contraire, cette chanson est sortie la première au Festival international de Dakar qui est égal de notre Ndule Awards.
Chanter avec Youssou N’Dour, c’était un plaisir et la rencontre artistique avec lui a été un rêve qui s’est réalisé», explique Koffi Olomidé. Et de poursuivre : «Youssou N’Dour pensait aussi chanter avec moi. La seule fois que Youssou N’Dour a cru utile d’inviter quelqu’un et d’écrire son nom sur son affiche, c’était bien avec moi.

Il m’a associé à son Bercy, en 2006, donc je lui ai rendu l’ascenseur car il m’avait invité le premier». Aujourd’hui, d’autres artistes voudraient bien travailler avec Koffi, à l’instar de l’Ivoirien Mewe. «Moi, de mon côté, j’aimerais bien faire un featuring avec JB Mpiana, un jour. Je suis quelqu’un qui est toujours présent là où il y a l’union des musiciens, c’est pourquoi j’étais parmi les initiateurs de Maïsha Park», lance-t-il.

DANIEL CASSINON MPOYI, In Le Soft International

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