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Il y a 309 ans mourait Kimpa Vita

L’héroïne congolaise, Dona Béatrice Kimpa Vita a été tuée à Mbanza Kongo le 2 juillet 1706.

2 juillet 1706 – 2 juillet 2015 cela fait 309 ans que l’héroïne congolaise, Dona Béatrice Kimpa Vita a été tuée à Mbanza Kongo. Il faut tout de suite préciser que Mbanza Kongo était la capitale du Royaume Kongo, aujourd’hui disparu.

Après avoir transformé le sens de la collaboration entre eux et les Kongo, les Portugais changèrent un temps ce nom en San Salvador (Saint Sauveur). Mais les Kongo reviendront plus tard à l’ancienne appellation, à l’appellation originelle en fait.

Après la partition du pays en trois nouveaux Etats par les puissances coloniales de l’époque, cette importante ville appartiendra désormais à la République d’Angola, tout en restant un territoire kongo. C’est en cela que Kimpa Vita est une héroïne congolaise.

Dans le contexte par les deux Congo, l’Angola et une partie du Gabon. Le pays ayant été appelé Royaume Kongo, même si le C a incompréhensiblement remplacé le K, Kimpa Vita appartient bien à tous ces pays.

Mais l’Angola, qui le comprend peut-être mieux que les autres est le pays qui valorise et célèbre le plus cette héroïne. Il y a même dans ce pays, çà Uige, une célèbre université qui porte son nom.

Les Portugais sont arrivés dans ce pays en 1484. Ils y ont trouvé une société remarquablement organisée, dotée d’une structure étatique impressionnante. Ce qui fit dire à Leo Fobrenuis, un sujet allemand, que les Kongo étaient » civilisés jusqu’à la moelle des os « .

Après quelques difficultés dues essentiellement aux différences culturelles entre les deux ambassadeurs. Des prêtres et autres constructeurs portugais descendirent au Kongo et des étudiants kongo allèrent au Portugal.

Bien préparés spirituellement par leur connaissance séculaire de la dimension trinitaire de Dieu, les Kongo acceptèrent facilement l’évangile que leur apportèrent les missionnaires européens.

Plusieurs d’entre eux reçurent le baptême. Un prince, Don Henrique devint Evêque, alla travailler au Saint-Siège y mourut et y fut inhumé.

Son tombeau, mais également celui de Nsaku ne Vunda, un des ambassadeurs que le Royaume enverra plus tard au Vatican, et qui y trouvera la mort quelques heures seulement après son arrivée dans la ville sainte, s’y trouvent encore.

Mais, changeant plus tard la forme de cette merveilleuse collaboration, les Portugais se mirent à chercher à soumettre ce peuple et se livrèrent de plus en plus au trafic des esclaves et, surtout, à la prospection des terres du royaume.

Collaboration muée en soumission

C’était là le casus belli car tous les différents monarques qui se succèdent au trône, depuis Ndo Funsu (Afonso), s’opposèrent catégoriquement à cette dernière activité, alors que le Portugal y tenait mordicus.

Par la prospection, les Portugais cherchaient à découvrir les mines afin de les exploiter aisément, comme si elles étaient les leurs.

A propos de ces mines, tout était parti des cadeaux que Ntinu Ndo Funsu avait envoyés à son homologue portugais, Don Manuel.

Il s’agissait, en 1520, de quelques anneaux d’argent provenant de Ndongo et, en 1530, de ceux provenant de Matamba. La vue de ces objets éveilla l’esprit de Don Manuel sur l’existence de ce métal au Kongo.

Des rumeurs persistantes venant du Kongo et affirmant que les sous-sol kongo regorgeait des mines très riches, notamment l’or, l’argent et le cuivre décidèrent Manuel à chercher à y voir clair.

Il dépêcha en 1536 des experts allemands au Kongo sous le commandement d’un Portugais. Ce refus généralisé convainquit les Portugais que le pays devait effectivement regorger des mines d’or, d’argent et de cuivre.

Etonné par le comportement de son « frère » , Mvemba refusa à ces envoyés le droit de prospecter les terres du royaume. Déçue, cette équipe rentra en Europe sauf un Allemand qui resta sur place. L’émissaire portugais fit le rapport à son roi pour qui ce refus était la preuve de l’existence effective des mines.

En outre, l’Allemand qui était au Kongo déclara, en 1539, que le Kongo était plus riche que l’Espagne en cuivre, en argent, mais également en plomb.

Voilà ce qui amena le Portugal à lancer, dès cette période de plus en plus d’incursions dans le but de prospecter les terres du royaume.

Le roi Ndo Ngalasia II, par exemple accéda au trône en 1649. Au départ proche des Hollandais installés à Luanda, il fut ensuite adopté par les Portugais.

Mais ses relations avec ces derniers subirent un sacré coup lorsqu’un nouveau conflit éclata à propos de l’emplacement des mines.

Des accrochages qui s’ensuivirent lui firent perdre des terres au sud, notamment l’île de Luanda d’où provenait la monnaie du royaume.

Ndo Ngalasia II mourut en 1661. Mvita Nkanga Mbemba Nzinga, mieux connu sous son prénom chrétien Ndo Ntoni (Don Antonio 1er), lui succéda.

Comme son prédécesseur, il se montra hostile aux étrangers. Il refusa lui aussi au gouverneur de l’Angola, un Portugais le droit de prospecter les terres du royaume pour y chercher des mines.

Décidé cette fois d’en finir enfin avec ces éternels refus comme si c’était dans ses droits – le gouverneur encouragea le Mani Wandu, chef kongo d’une bourgade du sud à se rebeller contre le pouvoir central.

Décidé lui également de défendre l’intégrité de son territoire, Mvita Nkanda, lança une expédition punitive contre le chef rebelle, banalisant le fait que celui-ci bénéficierait certainement du secours de Luanda.

C’est ce qui arriva. Roi puissant énergique, n’entretenant aucun complexe vis-à-vis des étrangers, Mvita défendit son pays jusqu’au sacrifice suprême. Ce fut en 1665, lors de la célèbre bataille d’Ambuilia (Mvita dia Mbuila).

Il n’hésita pas à prendre le commandement de ses troupes, ainsi que toute la classe dirigeante et une grande partie de la noblesse. Le roi lui-même tomba sur le champ de bataille après de remarquables exploits.

Sa bravoure lui valut d’ailleurs l’humiliation posthume des Portugais qui le décapitèrent, portèrent sa tête comme un trophée avant de l’exposer, placée au bout d’une perche, à Mbanza Kongo déjà détruite.

Aujourd’hui, un temple, la paroisse Sainte Hélène, a été érigé à cet emplacement. Mais la tête du vénéré Mvita Nkanga, momifiée, fut amenée au Portugal où elle est exposée dans un musée à Lisbonne.

L’importance de cette guerre est qu’elle consacra, enfin, la balkanisation du royaume souhaitée, recherchée par les occupants. Il eut ensuite plusieurs tentatives vaines de sa reconstitution. Ce fut donc la partition du pays en trois royaumes rivaux.

Un roi régnait désormais à Kongo dia Lemba, débaptisé Bula en souvenir de la bulle du pape Innocent XI, un deuxième au Mont Bangu et un troisième à Mbanza Kongo, sans compter Soyo qui s’estimait également indépendant, mais ans un lien quelconque avec les trois autres nouvelles monarchies.

Tous ces monarques autoproclamés ne pouvant s’entendre, cette coexistence de plusieurs pouvoirs créa un état de tension permanent qui affaiblissait fortement le principe de la royauté.

Prophétesse et résistante

C’est à cette époque que naît Kimpa Vita, en 1684 exactement, soit dix neuf ans après la bataille d’Ambulia, aux environs de Mbanza Kongo, dans une famille noble.

Elle développa des attributs mystiques déjà dans son adolescence. Elle n’était encore qu’une gosse quand elle fut dotée du pouvoir de guérir. Lorsqu’elle atteint 20 ans, un événement tout aussi mystique augura son action.

Elle fut en effet terrassée par une violente maladie qui manqua juste de l’amener au trépas. Mais ce fut en réalité une sorte de purification avant le début de sa mission.

Car c’est pendant son agonie qu’un être spirituel lui apparut. S’étant présenté comme étant Saint Antoine de Padoue, il se dit envoyé par Dieu auprès d’elle afin de lui demander de conduire son peuple à la restauration du royaume.

Le lendemain, la mourante qu’elle était se réveilla en pleine forme, à la stupéfaction de tous et se mit à se préparer à sa noble exaltante, mais ô combien difficile tâche.

Elle distribua le peu de biens qu’elle possédait, renonçant par là aux choses de ce monde. Elle prêcha un évangile de libération et guéris de nombreuses personnes de leurs maladies.

Dotée d’un courage exceptionnel, bravant la peur, elle fit ce dont aujourd’hui encore très peu d’hommes sont capables. Preuve de plus que son action était pilotée par un esprit supérieur. Elle produisit de nombreux miracles.

A son passage, des arbres tombés se relevèrent. Tous les soirs, dans presque tous les villages, les gens se rassemblaient pour la prière, récitaient l’Ave Maria, criaient Kiadi ! Kiadi ! ce cri de miséricorde qui était devenu le symbole de ralliement de ses disciples.

Les temps sont venus ! Les temps sont devenus : chantaient-ils en forêt, sur les collines, dans la plaine, au versant des montagnes.

Les chefs des villages et des chapelles annonçaient au peuple la grande révélation. » Une sainte nous été donnée. Dieu a eu pitié du royaume. Il nous donnera encore des saintes et des saints. Les nôtres ! L’homme blanc nous a trompés.

Il nous a dressés les uns contre les autres. Il a jeté parmi nous ses propres querelles. Qu’il s’en aille ! Que ses prêtres cessent de nous imposer la loi !

Nous n’avons plus besoin d’eux. Ils ne sont que duplicités, intrigues.

Ce sont des mauvais pères. Ecoutons dont Béatrice, notre sainte. Faisons nous-mêmes notre propre loi. Redonnons la vie aux princes délivrés de l’homme blanc, s’assemblent et reconnaissent un seul roi ! Alors la paix reviendra Kongo Kongo ! Nous sommes tes fils, Saint Antoine, conduis-nous sur le droit chemin ! ».

Il émanait d’elle une telle grâce, une telle autorité, un tel ascendant, une telle puissance de persuasion qui contrastait totalement avec la simplicité et la modestie qui la caractérisaient Adulé vénérée, elle avait pourtant gardé la tête sur les épaules et continuait à habiter sa cabane, refusant catégoriquement de changer sa façon de vivre.

Il lui arrivait cependant à l’occasion de mettre sa parure royale. Dans un croquis en couleur, le Père Bernardo da Gallo lui-même, l’un de ses principaux pourfendeurs, la représenta somptueusement vêtue.

Au cou et aux bras, elle avait de superbes et riches bijoux. Elle était resplendissante dans ce beau tableau avec ses vêtements d’un vert éclatant. Sa tête était ornée d’une couronne confectionnée avec du pk.

De son côté, le Père Laurent de Lucques, l’un de ses ennemis acharnés, fit d’elle cette description, bien malgré lui : » Cette jeune femme était âgée de 22 ans environ. Elle avait la taille élancée et les traits fins. Extérieurement, elle paraissait très dévote.

Elle parlait avec gravité, ayant l’air de peser tous ses mots. Elle prédisait l’avenir et annonçait entre autres que le jugement était proche. Elle proclamait que Dieu, dans son indignation contre nous, voulait nous châtier, que pour apaiser sa colère, il était nécessaire de réciter trois fois, c’est-à-dire le matin, le midi et le soir, l’Ave Maria. Elle expliquait le Salve Regina auquel elle donnait le nom de Salve de la misère et de la honte et disait à propos de cette prière : « Vous récitez le Salve et vous ne connaissez pas le pourquoi… »

Elle combattit avec autorité tous les maux qui rongeaient le royaume en détruisant notamment les fétiches et en luttant contre les vulgaires superstitutions.

Son enseignement était en cela purificateur. Elle fit naître l’espérance messianique dans le peuple Kongo. Obtempérant à la mission reçue, elle se mit effectivement en route, escortée par des frères résolus, encadrés par l’infatigable Saint Jean.

Elle alla d’abord voir le roi qui siégeait à Mbanza Kongo. Ndo Mpetelo lui offrit son hospitalité. Cependant, elle était tellement populaire déjà, et sa prédication avait déjà fait tellement d’adeptes que les Portugais et les missionnaires eurent des prurits. Ils demandèrent au roi de l’éliminer. Mais Ndo Mpetelo hésita.

Cela la contraignit à précipiter son départ de cette ville. Elle se rendit alors à Kongo dia Lemba, puis à Bangu, rencontrer les deux autres rois. Aux trois monarques, elle tint le même discours, le peuple Kongo devait absolument retrouver son unité. Cela passerait inévitablement par la réunification du royaume.

Les trois rois devaient donc se retrouver à Mbanza Kongo, sous nsanda, l’arbre de la puissance. Là ils discuteraient des modalités de la restauration de l’Etat, dont la devise était Un seul roi, un seul royaume. Sous cet arbre-là, ils ne pouvaient pas ne pas se mettre d’accord.

A Kongo dia Lemba, la noblesse se scinda en deux. Un groupe important de la classe dirigeante accueillit favorablement le message qu’elle leur apporta. Mais les faucons du régime endurcirent le cœur de Joao II et l’incitèrent à demeurer premier à Naples, plutôt que second à Rome.

Cela n’empêcha cependant pas la prophétesse de récupérer au roi Nzuzi A Ntamba Joao II de Kongo dia Lemba les insignes royaux dérobés pendant la bataille d’Ambuilla.

L’accueil de son message fut plus favorable au Mont Bangu où le roi Kibenga promit de descendre à Mbanza Kongo dans les meilleurs délais. Ce comportement positif, patriotique, était-il dû au nom qu’il portait ? Kibenga signifie, en effet, le Valeureux.

Durant cette longue tournée, elle était l’objet d’une révérence rare de la part de tous les grands du royaume qui descendaient tous la saluer royalement, lui demandant par moment d’arbitrer leurs conflits locaux.

Ce charisme bouleversa le Père Bernardo, effrayé de voir s’étendre l’influence des Antoniens comme on appelait ses fidèles.

Elle mobilisa les foules, réussit à persuader les principaux notables de ces nouveaux Etats fictifs à descendre dans la capitale du royaume où devaient se tenir, sous son impulsion, des élections. Le peuple, souverain primaire, devait donc se prononcer et décider à qui, des trois rois, il allait confier la destinée du royaume.

L’obstacle, comme du reste aujourd’hui, était l’oppresseur étranger.

En d’autres termes, deux des trois chefs devaient, au moins pour un temps, renoncer à leur pouvoir. Chose difficilement envisageable de la part des chefs d’Etat, tel que nous les connaissons. Elle prenait là le risque de signer son arrêt de mort. Car une personne qui annonce une telle démarche est généralement considérée comme un élément subversif.

A Mbanza Kongo, pendant ce temps, il se tramait quelque chose de suspect contre elle. En effet, pendant qu’elle se baladait dans tout le pays pour sensibiliser les trois chefs, son action acquérait des bases solides.

Les différents responsables qu’elle avait désignés, loin de dormir sur leurs lauriers, sillonnaient l’ensemble du royaume. Son succès devint ainsi réel et son influence palpable dans tout le pays Kongo.

Les Portugais sentirent le danger de voir les Kongo se réunir. Cette réunification aurait signifié en effet la reconstitution de la force du royaume ils en furent très inquiets et réitérèrent leur demande à Ndo Mpetelo de réduire Kimpa Vita au silence pour l’intérêt supérieur de la nation. Embarrassé, le roi hésita une fois de plus.

Les Portugais décidèrent alors de passer eux-mêmes à l’offensive. Ses moindres faits et gestes étaient dès lors étroitement surveillés. Il fallait impérativement trouver la petite bête. Ne la trouvant toujours pas, l’apprise de la naissance de son fils fut pour eux une aubaine dont ils devaient profiter au maximum.

La machine portugaise se mit en marche. Un plan fut échafaudé pour se débarrasser d’elle. Alors qu’au retour de Bangu, elle se reposait après la naissance de son bébé, elle fut arrêtée et conduite à Mbanza Kongo où elle fut sommairement jugée, condamnée comme hérétique, semeuse de troubles et ennemi du roi Pedro IV.

Le 2 juillet 1706, elle est brûlée vive en compagnie de son mari.

Kimpa Vita, chrétienne ou animiste ?
On remarque présentement dans le pays un étonnant désir de changer l’histoire. Suite à plusieurs insatisfactions et servis par des illuminés à la recherche du pouvoir et de l’avoir, certains compatriotes ont de plus en plus tendance à diviniser ces deux serviteurs de Dieu, Kimpa Vita et Simon Kimbangu qui, pourtant, de leur vivant, » n’avaient jamais regardé comme une proie à arracher d’être des égaux de Dieu ».

On ne change pas l’histoire. Kimbangu est mort, il y a aujourd’hui 64 ans. Il y a des gens qui ont vu cet homme qui sont encore en vie. Certains sont morts, il y a seulement quelques décennies ou même quelques années. Il y a des gens qui ont vu Kimbangu opérer en 1921, il y a moins d’un siècle et qui sont morts il y a seulement quelques décennies.

Nous les avons vus, nous les avons interrogés. Tous, absolument ont témoigné que le prophète faisait tout au nom de Jésus. Il ressuscitait des morts au nom de Jésus et guérissait toutes les maladies au nom de Jésus.

Malgré ce qu’en disent aujourd’hui ces mouvements syncrétiques qui excellent dans la manipulation, Kimpa Vita et Simon Kimbangu sont morts chrétiens. De toute façon, si Yaya Kimpa Vita n’était pas chrétienne, elle ne porterait pas ses prénoms.

On ne l’appellerait pas » Dona Béatrice ». Or, tout le monde sait qu’elle avait pris le prénom de Béatrice-Marguerite à l’occasion de son baptême.

Le père Bernardo reconnaîtra plus tard que « pendant que les flammes la torturaient et qu’elle n’était plus qu’un brasier vivant, elle criait « Jésus ! Jésus ! ».

Terminons ce papier, faute d’espace plus large, en précisant que, comme le sera Kimbangu 215 ans plus tard, Kimpa Vita a été condamnée par des étrangers portugais en l’occurrence, et non par ses compatriotes.

Il était de règle dans le royaume, que le juge ou l’autorité politique qui avait pris une sanction, assistât à son exécution. Or Ndo Mpetelo IV refusa catégoriquement d’assister à l’exécution de Kimpa Vita malgré l’insistance des prêtres portugais.

Voilà une jeune femme qui s’était levée, a consacré sa vie à son pays, s’est battue pour la libération de son peuple du joug colonial.

Elle a, pour cela, bravé la puissante autorité coloniale et ses valets autochtones jusqu’au sacrifice suprême. En cela, Kimpa Vita n’est pas qu’un personnage historique.

Son autre cheval de bataille était la justice distributive. Pleinement consciente de la richesse de son pays en ressources pétrolières, elle répétait que son » huile » qui se trouvait sous la mer à Banana devait absolument profiter à tous ses compatriotes. Que faisons-nous de cet héritage ?

Jean-Claude Ntuala/L’Observateur