Les faits se passent à Luebo, dans les Kasaï occidental. Selon le site des Observateurs de France24 qui rélève l’info, des rebelles se revendiquant de Kamuina Nsapu ont condamné début avril une femme à se faire violer en public par le fils de sa rivale, avant d’exécuter ce dernier et la condamnée à coups de machette et de mutiler leurs corps.

La vidéo témoignant de la scène a émergé courant septembre sur les réseaux sociaux, suscitant l’indignation de nombreux Congolais devant un niveau de barbarie jamais atteint.

La vidéo, consultée par DIRECT.CD,  dure 7’40. “Elle a été tournée le 8 avril 2017 sur la place principale de Luebo (environ 40 000 habitants), surnommée +le parking+”, renseigne France24.

On y voit une femme présentée nue à une foule, par des rebelles Kamuina Nsapu.

Au début de la vidéo, Kalamba Kambangoma, un responsable des rebelles qualifié de “grand chef” par celui qui filme, tient la victime par les cheveux et explique en tshiluba, une langue locale, qu’”elle doit mourir” pour haute trahison. Il la confie à une autre femme, qui porte le traditionnel bandeau rouge des miliciens “Kamuina Nsapu” et un t-shirt rose.

À droite, une femme en t-shirt rose et portant le bandeau rouge s’empare de la victime par le bras pour la mener sur l'”autel”. Capture d’écran de la vidéo.

Celle-ci l’emmène sur une estrade, construite par les rebelles à leur arrivée, où elle et le fils de sa rivale [la deuxième femme de son mari] sont contraints d’avoir un rapport sexuel devant la foule. En même temps, la femme au t-shirt rose les fouette avec des branchages pendant plusieurs minutes et de nombreuses personnes – hommes, femmes et enfants – filment la scène, applaudissent et crient au pied de l’estrade. Presque tous portent des bandeaux rouges, signe distinctif des rebelles. Une foule d’habitants de Luebo assiste à la scène, tenue à une certaine distance de l’estrade.

Plusieurs dizaines d’habitants se sont regroupés sur la place, à plusieurs mètres de “l’autel”, pour assister à la sentence. Capture d’écran de la vidéo.