Après Moïse Katumbi, suivi de Francis Kalombo, le Groupe de 7… la Majorité Présidentielle perd de nouveau un membre.

A travers une lettre  adressée au président de la République la semaine dernière, François Muamba  a démissionné du poste de coordonnateur  du Mécanisme national de suivi de l’accord cadre d’Addis Abeba. Il  affirme que c’est  l’esprit  républicain, expression de son patriotisme, qui l’a amené à respecter les choix du chef de l’Etat  et assumé les siens.

Quatre jours seulement après sa démission, l’ancien secrétaire général du MLC a été vu du coté de Lisanga Bonganga, lors de la restitution des travaux de Genval par le Front contre la révision constitutionnelle. C’est clair, Mwamba signe la rupture avec la Kabylie et adhère aux résolutions de Genval. Il ne s’agit pas de la transhumance politique, affirme un de ses proches. L’homme est resté le même. Mais à voir son parcours, Udps, Mlc, Adr (opposition pro-pouvoir), et enfin (opposition anti-Kabila), les esprits lucides peuvent tirer la conclusion. Mais au Congo-Kinshasa, le vagabondage politique rythme la vie politique. C’est au gré des intérêts individuels et non au nom de la communauté pour laquelle on prétend défendre, explique Mulenda Alain, un activiste de la société civile.

En justifiant sa démission par une interpellation au président Kabila pour qu’il respecte la constitution, le désormais ex-patron du mécanisme national de suivi a, néanmoins, eu le courage de quitter le navire qui tangue. Par ce choix, Mwamba vient grossir les rangs des contestataires. Peut-être que le diplomate aurait mûri sa décision après avoir eu le vrai scenario de l’après 2016 auprès des envoyés spéciaux ou autres acteurs internationaux de premier rang qu’il a eu à rencontrer à Kinshasa, en Europe, aux Etats-Unis ou dans la région. Normal que François Mwamba choisisse la voie de la raison au lieu de se précipiter dans le gouffre avec le régime Kabila.

Et en parcourant attentivement sa lettre de démission adressée au chef de l’état, on comprend que le leader de l’Adr a tenté de faire passage le message au chef mais celui-ci lui a semblé rester de marbre.  ‘‘… Je suis amené à respecter vos choix et à assumer pleinement les miens’’, avait insisté François Mwamba qui a dit avoir pris la mesure du temps et des circonstances que le pays vit en cette année cruciale 2016. Ce qui a confirmé le divorce entre les deux hommes. Et le divorce étant consommé, Mwamba se battra ouvertement, dans sa nouvelle casquette, contre un troisième mandat dont rêve son ancien patron. ‘‘Plusieurs l’ont fait avant lui. Ils n’ont pas traversé la rue mais ils veulent sauver la démocratie, fondement de notre nation’’, affirme un genvaliste.

Avec 7sur7