Opposition: de Genval au Quai d’Orsay

Au terme de la réunion, Etienne Tshisekedi et ses  compagnons se disaient confiants du soutien de la communauté internationale dans l’organisation de la présidentielle en novembre 2016.  

A la tête d’une forte délégation composée de hauts cadres de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), de quelques membres du Rassemblement de Forces politiques et sociales acquises aux changements, plateforme issue du Conclave de Genval, Etienne Tshisekedi a été reçu le lundi 18 juillet à la direction Afrique du ministère français des Affaires étrangères. C’était la première sortie publique du leader de l’UDPS depuis son installation à Bruxelles où il était en soins, il y a près de deux ans.

Des sources proches de la délégation allèguent que les opposants congolais n’avaient pas pour seuls interlocuteurs, les membres du Quai d’Orsay, mais aussi les représentants des Etats-Unis, de l’Union européenne, de l’Allemagne et de la Belgique. Pendant près d’une heure, ils ont pu exposer leurs préoccupations en rapport avec la situation politique en RDC et l‘organisation du dialogue national. Saisissant cette opportunité, Etienne Tshisekedi et les membres de sa délégation ont pris le temps d’expliciter les préalables posés quant à leur participation  éventuelle au dialogue. Il s’agit notamment de la mise en œuvre officielle de la médiation élargie, du respect de la Résolution 2277 du Conseil de sécurité des Nations unies et de l’alternance au sommet de l’Etat, en décembre prochain.

Les opposants congolais attendaient ainsi obtenir de la communauté internationale via ses représentants à cette réunion, un accompagnement dans les efforts entrepris pour la préparation et l’organisation de l’élection présidentielle. « Je pense qu’aujourd’hui, ce qui est important, c’est qu’’il y a un certain nombre de pas nouveaux dans la bonne direction », a déclaré l’actuel modérateur de la Dynamique de l’opposition, Freddy Matungulu, au sortir de la réunion. Se disant confiants pour la suite après les assurances reçues de leurs interlocuteurs, quant à leur soutien, les leaders de l’opposition présents à la rencontre n’ont pas cru opportun d’exiger des garanties sécuritaires en prévision du retour à Kinshasa d’Etienne Tshisekedi et du grand meeting du Rassemblement de l’opposition, le 31 juillet prochain. « Le président rentre dans son pays après une période de convalescence, c’est tout », avait lâché Félix Tshisekedi. Quant au Quai d’Orsay, il n’a pas daigné commenter cette rencontre.

Alain Diasso,
Avec ADIAC

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