Dialogue: pas de per diem aux participants, propose la Société civile

Car la course au per diem, devenue une principale motivation de nombreux Rd Congolais, pousse à multiplier séminaires et formations aux dépens d’activités plus utiles pour le pays.

Des leaders de la Société civile, réfléchissant quatre jours durant, (les 4, 5, 13 et 15 juillet), sur des pistes de sortie de crise politique à la lumière de l’histoire des dialogues en RDC depuis la Table ronde de Bruxelles en 1960 à ce jour, ont recommandé, entre autres, le non payement de collation ou per diem aux participants au Dialogue politique national.

Car la course au per diem, devenue une principale motivation de nombreux Rd Congolais, pousse à multiplier séminaires et formations aux dépens d’activités plus utiles pour le pays…

Ces acteurs de la société civile ont également recommandé  » qu’en plus des questions techniques conjoncturelles et techniques portant sur le processus électoral, les participants puissent aborder aussi les questions de fond relatives à la bonne gouvernance globale.

Ce, de manière à rendre incontournable ce Dialogue et avoir des élections réellement saines et apaisées « . Pour ces leaders supposés « apolitiques »,  » le caractère inclusif du Dialogue politique en vue se mesurera par la prise en compte de la totalité des attentes de toutes les couches de la population.

Ceux qui vont participer à ces assises nationales devront dès lors avoir une vision commune et partagée de la RDC. Le mode de pilotage du dialogue doit être clairement défini afin que l’absence éventuelle ou toute sorte de motif d’indisponibilité du facilitateur ne soit pas un facteur de blocage ».

Dans un document sanctionnant leur rencontre, la Société civile a aussi recommandé que  » ce Dialogue ne devrait pas durer plus d’un mois et qu’il soit suivi par tous les citoyens du pays grâce à une retransmission en directe.  » Ils préconisent que les conclusions de ce forum soient opposables à tous sans exception.

Dans leur déclaration, ces responsables de la Société civile soulignent qu’aujourd’hui, force est de constater que les préoccupations qui ont conduit à ces dialogues successifs, ne semblent pas apporter les solutions durables. Mais seulement, des réponses partielles, circonstancielles et temporaires.

Celles-ci, précisent-ils, contiennent le plus souvent, des germes qui favorisent la résurgence des conflits futurs dans le pays. D’où la nette impression d’un éternel recommencement.

Engager les Congolais a s’approprier la Rdc

Selon la Société civile, le Dialogue attendu par les « Congolais d’en bas est indiscutablement celui dont l’une des finalités serait de mettre définitivement un terme à cette catégorie de dialogues à répétition qui ont élu domicile en RDC après 56 ans d’indépendance.

On ne devrait pas aller à ce Dialogue uniquement pour obtenir une énième transition assortie d’un énième Gouvernement de large union nationale. On devrait aller à ce dialogue pour engager les Congolais à s’approprier la RDC et à y jouer le rôle de patron et de gendarme « .

Les quatre jours de rencontre des leaders de la Société civile ont connu également les interventions des Professeurs Isidore Ndaywell et de Tshisungu, Modeste Moningaba ; des Abbés José Mpundu et Oswald Bagaza, du Père Daniel Katona, de Norbert Yamba-Yamba et de Jean-Marie Ntantu Mey. Cette rencontre a été initiée par le Centre Culturel Kiese-Mey, en collaboration avec le BAC, le Groupe Amos, l’Alma, et Debout Congo.

Alfred Lukambil/Forum des As

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