Ce que le retour de Tshisekedi va changer

Depuis la confirmation de la nouvelle de la venue d’Etienne Tshisekedi, le 27 juillet prochain, à Kinshasa, les rues de la capitale de la RDC s’animent chaque jour.

Une fois de plus, Etienne Tshisekedi a su rebondir pour incarner l’espoir du changement. La Commission Africaine pour la Supervision des Elections (CASE) espère que Tshisekedi s’impliquera en vue de l’organisation rapide du Dialogue politique national inclusif afin que les acteurs décident ensemble de l’orientation politique du pays.

La CASE tance, en même temps, les partis d’opposition qui exigent le respect des délais constitutionnels, estimant que le retard qu’a enregistré le processus électoral ne permet pas d’avoir d’élections cette année. Dans un communiqué remis aux journalistes, le mardi 12 juillet, la CASE presse la CENI de communiquer à la Nation,  les véritables pistes de solution techniquement admissibles à la réalisation des élections nationales dans les meilleurs délais.

La CASE qui salue les USA

L’appel de la CASE à la modération ne tombe pas comme un cheveu dans la soupe. La Communauté internationale multiplie des gestes pour aider les Congolais à sortir de l’impasse. On a appris du Département d’Etat américain que l’Envoyé spécial du Président Obama dans la région des Grands Lacs africains, Thomas Perriello, poursuit un périple international, entamé le 9 juillet,  centré  sur des inquiétudes croissantes relatives à l’impasse politique en RDC. Au Congo Brazzaville, en Tanzanie, en France, en Egypte et en Angola, partout où il passe, Thomas Perriello discute avec des dirigeants de tous ces pays sur les efforts en faveur de la tenue d’un dialogue inclusif rassemblant les acteurs congolais, visant les élections en temps voulu. En cet effet, la CASE salue la détermination des USA à accompagner le Groupe de soutien à la Facilitation d’Edem Kodjo. Il y a quelques jours, l’ONU a mis en garde contre les risques d’une crise politico-sécuritaire grave en RDC.

Un meeting très attendu

Il ne fait point de doute qu’Etienne Tshisekedi drainera du monde lors de son retour au pays. Il n’a même plus besoin de faire une démonstration de sa popularité à Kinshasa. Depuis le Conclave de Genval, en juin dernier, avec l’unité retrouvée de l’Opposition congolaise, Etienne Tshisekedi s’est refait une santé politique. Son meeting, annoncé pour le 31 juillet, a valeur de test grandeur-nature. Que dira Tshisekedi au public ? S’il est difficile d’entrer dans les secrets des dieux, il est néanmoins possible de deviner le contenu du message de Tshisekedi au peuple, le 31 juillet prochain. Il ne s’éloignera, sans doute, pas de Conclusions du Conclave de Genval dont la mise en œuvre de la Résolution 2277 en est le dénominateur commun. Le 30 juin 2016, à l’occasion de la fête nationale, Etienne Tshisekedi a réaffirmé sa volonté de dialoguer avec le pouvoir sous certaines conditions. Il réclamait l’installation du Groupe de soutien international, ce qui a été fait ; il exigeait la libération des détenus d’opinion et l’abandon des poursuites contre les politiciens, exigence non encore satisfaite ; il demandait à ses adversaires politiques, un engagement clair en faveur du respect de la Constitution.

La Pros.

Commenter

Cliquez-ici pour commenter

Laisser un commentaire