Le processus du Dialogue peine à prendre son envol puisque trois schémas pratiquement antagonistes n’arrivent pas à fondre en un seul.

Il y a d’un côté l’approche américaine qui se veut radicale, peu réaliste et qui voudrait que le monde s’arrête autour d’une question de délais, du reste arrêtés par l’homme (faillible) et pour l’homme.

Dans sa fixation difficile à comprendre, Washington s’est même permis d’imposer des sanctions ciblées en RDC. Il faut dire que le principe de départ était d’entrainer toute la Communauté internationale, sous caution de l’ONU, dans ce schéma expéditif.

L’Union européenne s’est cabrée et l’Union africaine a carrément refusé de suivre Washington dans sa politique fixiste.

Diplomatique

De l’autre côté, il y a l’Union européenne qui s’amuse à souffler le chaud et le froid. Tantôt elle met la pression, tantôt elle se rend à la raison et se montre plus réaliste que les USA.

C’est d’ailleurs au nom de ce réalisme que l’UE a fait faux bond à l’administration américaine sur la question des sanctions.

Pour dire vrai, les Européens n’ont pas arrêté une position tranchée en ce qui concerne l’issue de la crise congolaise. Seul un Dialogue inclusif permettra à terme de définir ‘les options fondamentales auxquelles, la Communauté internationale devra adhérer sans réserve.

Ainsi, pour les 27, si le Dialogue impose la fixation sur les délais, ils n’auront qu’à s’incliner tout comme s’il définissait un nouveau bail politique en vue de bien préparer les échéances électorales.

Du côté de l’Union africaine, on est plus réaliste que jamais et l’on voudrait déjà comprendre et faire comprendre tout le monde avant le Dialogue, que la question des délais relève de la pure fourberie. Que le bon sens oblige de se tourner vers la crédibilisation du processus électoral par consensus.

De manière fort diplomatique, Edem Kodjo a eu à le signifier au monde, mais plusieurs ne semblent pas l’avoir entendu. En commençant par les acteurs politiques congolais.

Sans prétentions

Tant que la Communauté internationale ne se mettra pas d’accord sur ce qui doit être la meilleure approche pour la résolution de la crise congolaise, nous allons continuer de tourner en rond.

A moins que les Congolais ne prennent leur destin en main et impose une approche typiquement congolaise à leur crise, ce serait là la voix du salut.

Mais en attendant, cette prise de conscience, les USA et l’UE seraient humbles de reconnaitre leurs limites quand “il s’agit des problèmes africains.

L’honnêteté les oblige de se mettre à la disposition de l’Union africaine.

Sans prétentions.

Par LP