Dialogue: le groupe de soutien à la facilitation proche du but?

Au terme de leur rencontre le 10 juillet à Bruxelles avec la délégation du groupe de soutien à la facilitation au Dialogue en RDC, les représentants de l’opposition ont exprimé leur soutien à ce forum sous la facilitation de l’Union africaine, avec l’appui du groupe de soutien, tout en insistant sur la mise en place des mesures d’équité, de sécurité et d’apaisement, telles que la libération de prisonniers politiques.

L’opposition réunie au sein de la plate-forme « Rassemblement » issue du Conclave de Genval à Bruxelles n’a pas beaucoup évolué dans ses prises de position en rapport avec la tenue du dialogue national. C’est le moins qu’on peut  dire à la lumière du communiqué ayant sanctionné la rencontre du 10 juillet dans la capitale belge entre le président de l‘UDPS Etienne Tshisekedi qu’accompagnaient quelques cadres de l’opposition et les membres du groupe de soutien à la facilitation au dialogue en RDC. Pour cette nouvelle structure d’accompagnement, il s’est agi de se conformer à l‘une des résolutions ayant sanctionné sa première réunion, celle d’entreprendre des consultations visant à encourager toutes les parties prenantes à participer au Dialogue.

L’entretien a porté sur les conditions à créer pour le lancement du dialogue national. Si sur le principe, Etienne Tshisekedi et ses pairs ne voient pas d’inconvénients à participer à ce forum national, c’est au niveau de la forme, ou mieux, du contenu, qu’ils se démarquent en mettant à l’avant-plan une série des préalables difficiles à tenir. Ils n’ont fait que réitérer à l’intention de leurs interlocuteurs les résolutions ayant sanctionné le Conclave de Genval. Celles-ci soutiennent l’organisation du Dialogue selon l’esprit et la lettre de la Résolution 2277 du Conseil de Sécurité des Nations unies et le respect de la Constitution. Bien plus, Etienne Tshisekedi et ses amis s’en tiennent à un Dialogue à organiser sous les auspices de l‘Union africaine avec l’appui du groupe de soutien, tout en insistant sur la mise en place des mesures d’équité, de sécurité et d’apaisement telles que la libération des prisonniers politiques.

A ce sujet, il s’est dégagé une identité de vue entre les deux parties, la délégation du groupe de soutien à la facilitation du Dialogue ayant approuvé l’idée de voir ce forum se conformer à l’esprit et à la lettre de la Résolution 2277 du Conseil de sécurité des Nations unies et de s’en tenir au respect du délai constitutionnel. La délégation du groupe de soutien à la facilitation a promis d’œuvrer dans ce sens, quitte à faire fléchir la position de la majorité au pouvoir. Cette dernière continue de s’en tenir au Dialogue dans le format convoqué par le chef de l’Etat faisant ainsi fi des exigences de l’opposition. Tout un challenge donc pour le directeur général pour l’Afrique de l’Union européenne Koen Vervaeke ayant conduit la délégation du groupe de soutien à la facilitation auprès du président de l’UDPS.

Le seul hiatus dans ces échanges aura porté sur la date du démarrage effectif des travaux. La proposition du groupe de soutien à la facilitation qui a tablé sur la fin du mois de juillet a été rejetée par l’opposition qui projette d’ici le 31 juillet un grand meeting de restitution à Kinshasa sur le Conclave de Genval aujourd’hui tourné en dérision par la coalition au pouvoir.

Alain Diasso,
Avec ADIAC-CONGO

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