L’opposant Ernest Kyaviro aurait été empoissonné en prison

DIRECT.CD — Ernest Kyaviro, cadre du RCD-KML, qui a été libéré cette semaine aurait été empoisonné pendant sa détention, rapporte Jeune Afrique  qui cite sa femme.

Jean Louis Ernest Kyaviro vient de purger sa peine après sa longue détention au centre pénitentiaire et de rééducation de Kinshasa (CPRK), ex- prison centrale de Makala. Par voie de conséquence, il a été remis en liberté le mercredi 6 juillet au grand bonheur de sa famille biologique et des militants de son parti politique, le RCD-KML. Cet irréductible opposant, symbole de la contestation au Nord-Kivu, avait été condamné à dix-sept mois de prison ferme pour incitation à la désobéissance civile.

Toutefois, d’après le site d’informations Jeuneafrique.com, l’opposant est interné dans un centre hospitalier de Kinshasa où il poursuit des soins pour un probable empoisonnement lors de sa détention.

« Depuis plus de deux mois, il est hospitalisé à Kinshasa parce que son état de santé s’est détérioré en prison », Aline Engbe, à Jeune Afrique. À l’en croire, son époux malade était « mal soigné » lorsqu’il était détenu.

« Après des examens effectués à l’hôpital, l’on a découvert qu’il avait été également empoisonné lors de sa détention », dénonce son épouse qui dit par ailleurs ignorer si le poison a été administré à son mari à l’ANR ou à la prison de Makala, et par qui.

C’est dans la foulée des événements troubles de janvier 2015 en rapport avec la fronde populaire contre les velléités de la révision constitutionnelle que l’opposant avait été arrêté à Goma (précisément le 22 janvier) avant d’être acheminé à Kinshasa. Accusé d’incitation à la désobéissance civile, Ernest Kyaviro aurait été l’épicentre des manifestations anti patrie organisées au Chef-lieu de la province du Nord-Kivu, ce qu’ont toujours démenti ses avocats.  « Mort de Mamadou : la thèse de complot gagne du terrain », cette tribune qu’il publia en cette période pour démentir la version gouvernementale d’une attaque des ADF contre cet officier supérieur des FARDC, aura davantage corsé sa situation. Il avait par ailleurs exigé que Kinshasa présente les vrais coupables et critiqué la décision de désarmer beaucoup de soldats loyalistes avant ce triste événement.

Sa libération intervient alors que ses avocats réfléchissaient sur la possibilité d’un éventuel pourvoi en cassation pour contester la condamnation de leur client qu’ils jugeaient hautement politique. Agé de quarante-huit ans, Ernest Kyaviro a vu son état de santé se détériorer en prison jusqu’à ce que les services pénitentiaires aient décidé de son transfert en mai dans un Centre de santé à Kinshasa.

Commenter

Cliquez-ici pour commenter

Laisser un commentaire