Malaise au ministère de la Culture et Arts

Le limogeage de l’ancienne directrice de cabinet de Banza Mukalay est très mal passée et très mal vécue par tous ceux savaient la hauteur de l’estime que Banza Makalay avait à l’égard de Majo Kazadi Yamba.

Des sources au ministère de la Culture et des Arts rapportent qu’un malaise y couve depuis près d’un mois. A l’origine de ce climat délétère, confie-t-on, un arrêté pris par le ministre intérimaire, Elvis Mutiri wa Bashara, nommant les membres du cabinet de la Culture et Arts. Dans la foulée de cet arrêté ministériel portant modification du cabinet laissé par Baudouin Banza Mukalay, sa directrice de cabinet, Marie-José Kazadi Yamba, a été limogée. Dans les couloirs du ministère de la Culture et Arts, il se chuchote que ce chambardement est impensable. Voire inacceptable. Pour la simple raison qu’un ministre intérimaire n’a pas à changer les membres d’un cabinet.

Au-delà de l’indignation, la mise à l’écart de cette personnalité clé du cabinet est très mal passée et très mal vécue par tous ceux qui savaient la hauteur de l’estime que le très expérimenté Banza Mukalay avait pour sa très professionnelle Dircab. L’opinion a encore fraîche en mémoire l’organisation impeccable des obsèques de Papa Wemba. C’est encore elle qui, dans l’ombre du ministre Banza, était au four et au moulin.

Au ministère de la Culture et des Arts, Marie-José Kazadi Yamba n’est pas n’importe qui. En sa qualité de Directrice de cabinet, elle était la plus proche collaboratrice de l’ancien ministre de la Culture et Arts. Ceux qui la connaissent la présentent comme étant ” un chef d’orchestre qui aiguille, conseille, filtre les informations car tout ne peut pas remonter à son boss. C’était “la collaboratrice numéro 1 de Banza”, “elle organisait et pilotait le travail technique du cabinet car elle a une très forte compétence dans son domaine”, “faisait le lien” avec l’administration centrale du ministère et le ministre et aidait ce dernier “à prendre les décisions” et proposait “des arbitrages techniques”, témoigne-t-on.

Ce n’est pas tout. Marie-Josée “faisait le tri entre les décisions qui nécessitaient l’intervention du ministre et celles qu’elle pouvait prendre… “. Sa plus grande qualité, assure-t-on, ” c’est de savoir présenter de manière concise les enjeux d’une décision à son ministre, et de ne jamais apporter un problème, mais une solution”.

Car, insiste un bon connaisseur des cabinets ministériels, “le dircab, c’est le rouage essentiel d’un cabinet. Tout passe forcément par lui, mais tout ne passe pas forcément par le ministre”. On comprend dès lors l’indispensable relation de confiance qui liait cette dame à Banza Mukalay. Pourquoi Elvis Mutiri a-t-il préféré se séparer d’avec un si précieux collaboratrice ? Celle qui constituait la boîte noire du Cabinet Banza ? Marie-José gênerait-elle certaines ambitions ?

Des sources dans les couloirs du ministère rapportent que par respect pour la mémoire de ce grand homme qu’a été Banza Mukalay, Marie-José Kazadi aurait refusé de céder son poste. Mais aux dernières nouvelles, selon les mêmes indiscrétions, elle devrait effectuer un de ces quatre matins la remise et reprise avec le nouveau dircab nommé par le ministre Elvis Mutiri.

Didier Kebongo/Forum des As

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