Kin-Kiey Mulumba, chantre attitré du 3ème mandat

Il n’a pas froid aux yeux. Il dit ce qu’il pense, et ce qu’il pense c’est qu’il faut un 3ème mandat au président Jospeh Kabila! Kin-Kiey Mulumba, membre de la Majorité Présidentielle est prêt à tout. 

«Si le Grand Katanga perd aujourd’hui Kabila Joseph, à voir comment tourne le vent, le prochain Kabila ne sera pas pour demain». C’est le message que Kin-kiey a adressé aux Katangais, depuis Lubumbashi, lorsqu’il est allé procéder à l’installation du Parti pour l’Action (PA) et de l’ASBL ‘’Kabila désir’’, deux structures qu’il anime pour la longévité politique du Président Joseph Kabila.

Dans l’ex-Katanga, fief de Joseph Kabila, Kin-kiey a invité les population à « plus de conscience ».
«Lorsque vous avez en mains quelque chose, il faut savoir la protéger. Si le Grand Katanga lâche aujourd’hui Kabila, n’importe qui pourra se l’approprier. Kabila est avant tout Katangais et cette province se doit de le tenir, de le protéger», a-t-il dit avec insistance.
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S’agissant du Dialogue national inclusif, Kin-kiey a rassuré ses partenaires de la Majorité Présidentielle que le Parti pour l’Action et l’ASBL Kabila Désir seront toujours aux côtés de Joseph Kabila pour lui apporter un soutien sans équivoque. Le Dialogue dont parle Kin-kiey est celui convoqué par le Président Joseph Kabila. Car, selon lui, seul Joseph Kabila a le droit constitutionnel de convoquer un Dialogue national politique inclusif, en conformité avec l’esprit de l’Accord-cadre d’Addis-Abeba, document fondateur du dialogue, signé par tous les pays voisins de la RDC, par les Organisations régionales et sous-régionales dont la SADC, l’Union Africaine, l’OIF, l’Union Européenne, etc.

Sur le dossier des présumés mercenaires recrutés par l’ancien Gouverneur du Katanga, Moïse Katumbi, Kin-kiey a félicité la population de Lubumbashi pour avoir fait la différence entre la justice et le populisme, après la décision du parquet sur l’ouverture du procès.

Plus loin, dans son mot de circonstance, l’Autorité morale du Parti pour l’Action et de l’ASBL Kabila Désir demande aux Katangais d’user de tous les moyens pour lutter contre la manipulation et les autres formes d’intimidation.

«Je vous invite à envahir les réseaux sociaux afin d’y amener la bonne information face à la manipulation et l’intox. Nous devons, nous, gagner cette bataille car nous sommes plus nombreux qu’eux. Si, selon eux, la démocratie s’exerce dans la rue, eh ben, la rue appartient à tout le monde. Mais beaucoup plus à nous parce que nous sommes nombreux ! », lance, enfin, Tryphon Kin-kiey Mulumba.

Désir de Kabila

Joseph-Kabila-et-Tryphon-Kin-kieyEn août 2014, au cœur du débat sur l’éventuelle modification de la Constitution en RDC, Kin-Kiey Mulumba, à lors ministre congolais en charge des Nouvelles technologies, lance « Kabila désir ». Une structure qui voudrait voir le président congolais, Joseph Kabila, rempiler en 2016. Malgré le verrou constitutionnel…

« Kabila, posa na yo nanu esili te ! », traduisez « Kabila, nous avons encore besoin de vous ! » Le mot d’ordre de l’association « Kabila désir », mise en place le 19 août à Bruxelles, ne souffre d’aucune ambigüité. Et son initiateur, Tryphon Kin-Kiey Mulumba, ministre congolais des Postes, Télécommunications et Nouvelles technologies, l’assume : malgré le verrou constitutionnel, Joseph Kabila doit rempiler un nouveau mandat en 2016. À l’en croire, c’est le « souhait de la majorité des Congolais ».

« Il y a une envie de Joseph Kabila . La RDC a besoin de la stabilité : rien ne se fait sans la durée, sans tenir compte de l’histoire du pays », explique-t-il à Jeune Afrique. « Pourquoi faire partir ce qui marche et le remplacer par quelque chose de pire », ajoute le ministre, paraphrasant, à quelques mots près, l’homme d’affaires Jean-Yves Ollivier, auteur de Ni vu, ni connu, une autobiographie parue en mars sur sa « vie de négociant en politique, de Chirac et Foccart à Mandela ».

 

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