Gabriel Mokia : «dans son discours,  Kabila est resté superflue »

Réagissant au discours du Chef de l’état, Joseph Kabila, à la veille de la date de l’indépendance de la RDC, l’opposant Gabriel Mokia, qui intervenait dans une radio locale kinoise, l’a qualifié premièrement « d’un non-événement ».  Pour lui, le Président de la république a habitué les congolais à des discours creux. Il l’a prouvé, selon lui, dans le tout dernier où il est resté superflue.

« Les congolais attendent autre chose que ce qu’il a dit. Moi à sa place j’allais dire ouvertement que je suis à la fin de mon mandat et au mois de décembre, je ne dois plus me représenter et je vais  respecter l’esprit et la lettre de l’article  220 de la constitution. Là, il allait sortir grand, heureux et satisfaire tout le monde. Mais il persiste, laisse un flou orchestré par son groupe qui l’encourage à ne pas dire des réalités », a déclaré Grabiel Mokia.

Evoquant la promesse fait par Joseph Kabila de disposer tous les moyens à la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) pour l’organisation des élections prochaines, le Président du Mouvement des Démocrates Congolais (MDC) trouve dans ce propos un vrai moyen de s’éterniser au pouvoir.

« Où étaient ces moyens avant quand on le demandait ? », s’est-il interroger avant de poursuivre que « les moyens de l’état ne sont pas à cacher. Quand nous allons prendre le pouvoir, s’il y a dix dollars dans la caisse de l’Etat tout le monde saura qu’il y a dix dollars » a –t-il promis.

Mokia, qui est devenu célèbre grâce à son tempérament sanguin dans les débats télévisés et son sens direct, a martelé sur les termes « bain de sang » prononcé par Joseph Kabila, qui pour lui doit être adressé à eux-mêmes qui tiennent les armes.

« Laisser les opposants calme. Il a parlé de bain de sang. C’est eux qui viennent tirer lors des manifestations des opposants. Les opposants ne tiennent pas les services de la police, ni l’armée », a-t-il accuser. Au finish, Il s’est dit confiant de battre le candidat de la majorité à l’élection  présidentielle à plate couture.

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