Un conclave de l’opposition pro-dialogue à Kinshasa

La plate-forme politique « Opposition pro-dialogue » en RD Congo réfléchira ce mercredi sur la crise actuelle au pays. « L’heure est grave. Et même très grave », soutient cette coalition des partis de l’Opposition qui privilégie le dialogue comme seule voie d’issue à l’impasse politique actuelle en RD Congo.

Le conclave de l’Opposition pro-dialogue initialement prévu pour ce lundi le 27 juin, a été reporté à demain mercredi, a appris Forum des As, d’une source qualifiée de cette plate-forme politique. Le retard connu au niveau du secrétariat technique du conclave a été à la base de l’ajournement de cette rencontre, a expliqué la même source.

A en croire notre interlocuteur, ce service ayant la charge de l’intendance dudit conclave a travaillé jusque tard dans la nuit du dimanche dernier. « Techniquement, il n’a plus été possible de démarrer les travaux à la date prévue du 27 juin », a renchéri la même source.

La plate-forme politique « Opposition pro-dialogue » en RD Congo réfléchira demain mercredi sur la crise actuelle au pays. « L’heure est grave. Et même très grave », soutient cette coalition des partis de l’Opposition qui privilégie le dialogue comme seule voie d’issue à l’impasse politique actuelle en RD Congo. En prévision de la grande assemblée de demain, des délégations des partis politiques membres de ce cartel venues de l’arrière-pays, séjourneraient depuis ce lundi à Kinshasa.
Dans les états-majors des partis unis au sein de la Nouvelle classe politique et sociale (NCPS), on compare la RD Congo avec une femme en instance d’accouchement.

Par conséquent, toutes les sages femmes doivent éviter la moindre distraction pour sauver aussi bien la femme accoucheuse que le bébé. Ce qui requiert une attention soutenue de toute l’équipe. Que la RD Congo dans sa situation politique actuelle, soit comparée avec une femme enceinte à terme, la métaphore mieux allégorie semble bien trouvée. Nombreux sont d’autres analystes intéressés qui assimilent la situation de la RD Congo à celle d’un navire qui a pris eau de toutes parts. Moralité, tous les membres de l’équipage doivent participer à la direction du gouvernail. Une fois encore, on ne serait pas dans les excès !

La classe politique à l’heure du choix

Quel que soit le côté de la barrière où l’on se trouve, la situation politique actuelle de la RD Congo induit à une évidence. La vérité, c’est que le pays fait face à une crise interne. Par conséquent, l’issue à cette impasse est loin d’être la prérogative d’un camp politique. Ni la Majorité présidentielle au pouvoir ni l’Opposition dans sa pluralité, ne peut prétendre faire cavalier seul et parvenir à sortir le pays de l’impasse. Bien au contraire. Le mal dont souffre le pays réclame une thérapie consensuelle. Par voie de conséquence, cette acceptation ne peut que résulter d’un dialogue dans un format inclusif. Hélas !

A partir du moment où la révision du Fichier électoral, l’élaboration même d’un calendrier électoral global demeurent la pierre d’achoppement, la classe politique rd congolaise ne devrait plus aller en ordre dispersé. Elle devrait plutôt se mettre d’accord pour prendre de bonnes décisions. Malheureusement.

Les partisans des raccourcis cognitifs semblent centrer le débat sur la fin du mandat du président Joseph Kabila, constitutionnellement prévue avant la fin de cette année 2016. Soit au plus tard le 20 novembre prochain. Chacun y va donc de sa propre lecture de la Constitution. A l’hypothèse que l’élection présidentielle n’ait pas lieu dans le délai constitutionnel prévu, quel est le scénario plausible pour éviter un vide au sommet de l’Etat ?

En tout cas, à quelque six mois de la fin constitutionnelle du mandat actuel de Joseph Kabila, nombreux sont des observateurs qui ne cachent plus leur pessimisme.

Une inquiétude légitime qui semble motivée non seulement par le temps qui n’arrête pas son vol, mais aussi et surtout par les prises de position des acteurs politiques, protagonistes à l’impasse actuelle. Tous se comportent comme si le temps jouait encore en faveur du pays. Voilà qui amène les mêmes observateurs à conclure que la Majorité présidentielle et l’Opposition gèlent le temps.

A moins que la Coalition politique au pouvoir et l’Opposition aient, chacune, leurs agendas cachés. Si c’est cela, alors on ne devrait peut-être pas trop leur en vouloir. Sinon, rien n’explique ces postures qui semblent hypothéquer l’avenir même du pays. A tous égards, la classe politique rd congolaise est désormais à l’heure du choix. Du bon choix. Cela s’entend, le dialogue reste la seule alternative pour sauver le pays.

Laurel Kankole/Forum des As

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