Selon le député national Crispin Mbindule, auteur de cette motion, ce report se justifie par le fait que l’effectif de 125 signatures requis par la loi n’est pas encore atteint.

Le député national Crispin Mbindule Mitono a déclaré que la motion de censure qu’il a initiée contre le 1er ministre Augustin Matata Ponyo est reportée à la session parlementaire prochaine.

L’élu de Butembo a fait cette déclaration en marge de la cérémonie de clôture de la session parlementaire de mars 2016 intervenue mercredi dernier, lors d’une séance plénière de l’Assemblée Nationale organisée dans la salle des Congrès du Palais du peuple, siège du Parlement de la RD Congo.

Il a justifié ce report par le fait que l’effectif de 125 signatures requis par la loi n’est pas atteint et, sur ce total, il a réussi à réunir seulement 80 signatures.

A titre de rappel, la motion de censure contre le chef du Gouvernement de la RD Congo fait suite à une question orale avec débat adressée à cette autorité du pays par le même député national au cours de la dernière session parlementaire.

Axée sur l’évaluation du Programme d’action du Gouvernement pour la période allant de 2012 à 2016, cette question orale a été bel et bien auditionnée par l’assemblée plénière.

Appelé à conclure le débat, Crispin Mbindule Mitono a exprimé son entière déception et son manque d’enthousiasme. Il a démontré que la réponse du 1er ministre n’était pas convaincante  » car, de son avis, Augustin Matata Ponyo n’a fait que vanter les avantages de la stabilité et croissance macro-économique dans un contexte économique et social marqué par une pauvreté criante « .

A une question de la presse, Crispin Mbindule Mitono a affirmé qu’il continue de prendre contact avec ses collègues députés nationaux en général, et ceux appartenant à la Majorité présidentielle en particulier, pour leur expliquer la nécessité d’adhérer à sa démarche, en signant massivement sa motion de censure.

100 questions orales avec débat initiées

» En notre qualité de législateurs, nous devons prendre conscience de notre rôle de légiférer et d’assurer un contrôle sans complaisance de l’action de l’exécutif national qui a le devoir d’exécuter les lois que nous faisons pour l’intérêt de la nation « , s’est-il adressé à ses collègues députés, avant de rappeler que, depuis 2012, il a initié et déposé 100 questions orale avec débat au bureau de l’Assemblée nationale. Seules 3 d’entre elles ont été programmées et débattues en séance plénière.

Ces 3 questions ont été adressées notamment au ministre de la Justice et des droits humains, à l’Administrateur- délégué général de la REGIDESO et récemment au 1er ministre.

Par contre, toutes les 16 questions écrites introduites au bureau de la chambre basse ont trouvé des réponses de la part des destinataires. Il en est de même de toutes les auditions en commissions.

» La pétition que j’ai initiée contre le bureau de la Représentation nationale prouve à suffisance que, contrairement à une certaine presse, le président de l’Assemblée nationale ne m’a jamais fourni des éléments, ni aidé de quelque manière que ce soit, à concevoir et élaborer ces questions.

Par Marcel Tshishiku