Le Représentant permanent du Burundi à l’ONU, Albert Shingiro vient de dévoiler que son pays, par le biais du Président Pierre Nkurunziza, a refusé de prêter main forte aux envahisseurs occidentaux de la République démocratique du Congo.

La coopération entre Kinshasa et Bujumbura est l’une des plus enviables ces derniers temps. Et pour preuve, une récente révélation va certainement hisser les cheveux de tous les nationalistes congolais et amis de la Rd Congo, que d’aucuns jugeraient malheureusement de chauvins.

Le Représentant permanent du Burundi à l’ONU, Albert Shingiro vient de dévoiler que son pays, par le biais du Président Pierre Nkurunziza, a refusé de prêter main forte aux envahisseurs occidentaux de la République démocratique du Congo.

En en croire le diplomate en poste aux Etats-Unis, le changement de régime au Burundi visait en amont la Rdc. Pierre Nkurunziza a refusé de cautionner l’invasion de la Rdc en vue de sa partition. Une partition voulue par certains pays occidentaux, a-t-il affirmé.

Il ne faut pas refuser d’être qualifié de chauvin pour défendre son pays face à pareille révélation. L’ambassadeur du Burundi à l’ONU accuse, depuis le 6 juin courant, et même sur réseaux sociaux que : « la Burundi Crisis visait à partitionner la RDC par un Bujumbura faible ». Albert Shingiro, a eu ces mots qui tombent à pic, reconnaissant que la double crise du Burundi et de la RDC, deux pays frères, aujourd’hui liées géopolitiquement par une même communauté de destin, peut être surmontée.

Une politique machiavélique

Dans cette politique machiavélique, il s’agissait à l’en croire, de faire tomber le do­mino Burundi, jugé maillon faible, pour ébranler ensuite le domino RDC, pays-continent que certains à la Maison blanche, au State Département et au Pentagone rêvent de partitionner. Cette Théorie des dominos domine la stratégie américaine mondiale depuis la fin des Années 50, peut-on encore lire…

De la résistance nationale et régionale du Burundi et de la RDC face aux envahisseurs dépend le futur de l’Afrique libre, dit un analyste. C’est la raison pour laquelle, défendre les thématiques et les agendas occidentaux au nom d’une « démocratie universelle » et des sucreries euro-américaines sur les constitutions et les « deux mandats », et soutenir, à Kinshasa comme à Bujumbura, l’agression des occidentaux contre deux présidents africains, c’est plus qu’une faute. C’est un crime, voire une trahison de l’Afrique !

Des Congolais protestent

Partant d’une résolution datée du vendredi 27 Mai 2016 à Washington DC, où trois sénateurs démocrates Edward J. Markey, Richard Durbin, et Christopher Murphy avaient présenté une résolution du Sénat « exigeant » du Gouvernement de la Rd Congo de « se conformer aux limites constitutionnelles sur le mandat présidentiel et de remplir le devoir constitutionnel pour une transition démocratique du pouvoir en décembre 2016, des réactions n’ont pas tardé.

D’entrée de jeu, d’aucuns disent s’insurger contre l’arrogance avec laquelle les trois sénateurs ont adressé leur résolution, dominée par le terme « exigence », au Gouvernement d’un Etat souverain, in specie la République Démocratique du Congo. Et ce, au mépris des pratiques et principes universels des relations internationales consacrés notamment par la Charte Des Nations-Unies.

En rapport avec le point relatif à la limitation des mandats du Président de la République Démocratique du Congo, il sied de rappeler que le peuple congolais s’est prononcé de manière souveraine au referendum de 2005 sur cette question. Ainsi, seul le peuple congolais souverain peut décider du Changement en vertu de son droit inaliénable et imprescriptible à l’autodétermination conformément à l’article 5 de la Constitution.

Du dialogue aux élections

Que de monter des coups bas, la priorité pour le Congo et tous les amis du Congo c’est le dialogue. Des assises tant revendiquées de tous devant déboucher sur l’organisation des élections. Il ne faut pas y aller autrement. L’invasion n’est pas une procédure démocratique, faudra-t-il le rappeler.

A cet effet, il revient à la commission Electorale Nationale indépendante, CENI, la charge absolue d’organiser le processus électoral à travers notamment l’enrôlement des électeurs, la tenue du fichier électoral, les opérations de vote et de dépouillement, et se conformément aux dispositions pertinentes de l’article 211 de la constitution. Et même pour l’organisation de l’élection du Président de la République, seule la CENI est habilitée à convoquer le scrutin, conformément à l’article 73 de la Constitution.

Quant à la date du 19 décembre 2016, supposée date marquant la fin du mandat du Président de la République, il y a lieu de fixer que la Constitution de la République du Congo, en son article 70 aliéna 2 in fine, oblige le Président de la République de rester en fonction jus­qu’à l’installation effective du nouveau Président élu. Toutes les procédures doivent être suivies, sans chercher à passer par l’un des 9 voisins de la Rdc pour mettre le feu aux poudres.

Dans le même ordre d’idées, l’arrêt de la Cour constitutionnelle du 11 mai 2016 rendu en interprétation de la disposition précitée, précise qu’après le 19 décembre 2016, il n’y a pas eu d’envisager une vacance institutionnelle à la tête de l’Etat en vertu notamment du principe sacro-saint de la continuité de l’Etat posé à l’article 69 aliéna 3 in fine de la Constitution. Et, pour rappel, les arrêts de la Cour constitutionnelle ne sont susceptibles d’aucun recours et sont immédiatement exécutoire.

Il est donc malvenu et discourtois que des personnalités d’un Etat étranger s’ingèrent, officieusement ou officiellement dans les affaires intérieures d’un Etat indépendant et souverain. Et toutes leurs menaces relèvent de la pure guerre psychologique qui consiste à utiliser des techniques de formatage, de propagande, de subversion, d’influences et de conditionnement pour installer le doute ou la peur dans le subconscient collectif des Congolais.

Sauvegarder le territoire et le sang

En dépit de conclaves et autres messes noires célébrées en Occident, la question relative à l’alternance politique en République Démocratique du Congo, soutenue à tout point de vue par la communauté internationale, est en réalité d’une question de lutte des intérêts des multinationales et autres grandes sociétés qui considèrent la République Démocratique du Congo comme un bien sans maître au détriment du Peuple Congolais.

C’est donc probablement sans voir d’issues dans cette démarche que d’aucuns voudraient émietter la Rdc au moyen des armes. On en veut au Président de la République Joseph Kabila pour seul objectif de brader et assujettir le Congo et ses richesses aux impérialistes occidentaux.

Le sang innocent de tous les vaillants héros violemment assassinés vit en dans le peuple et guide ses pas. Faut-il brandir transversalement l’identité révolutionnaire face aux impérialistes menaces? En tout cas, le peuple congolais est très jaloux de sa souveraineté et de son intégralité. Toute l’activité concoctée de loin ou de prés sera étouffée dans l’œil.

L’Avenir