Il tient le gouvernement pour responsable de toutes les conséquences qui résulteraient du non-respect de la Constitution, du désordre savamment entretenu en vue d’empêcher la tenue des élections.

Le parti politique Congo na Biso (CNB) suit avec consternation l’évolution du processus électoral sous la conduite  » complaisante  » de Corneille Nangaa, président de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), peut-on lire dans un communiqué de presse de cette formation, signé par son initiateur, Freddy Matungulu Mbuyamu, et daté du 21 mars 2016.

» Il constate qu’après avoir manqué toutes ses initiatives législatives visant à contourner l’organisation, dans le délai, des élections présidentielle et législatives de 2016, le pouvoir chancelant de Kinshasa entend, à présent, se servir de la CENI et user de la Cour Constitutionnelle pour se maintenir par défi et en toute illégitimité « , peut-on lire dans ce communiqué.

Ainsi donc, considérant la  » volonté manifeste  » et la  » ferme détermination  » du peuple congolais de se doter d’institutions démocratiques et d’un vrai Etat de droit, indispensables socles de tout développement économique durable et inclusif, et vu la gravité de la crise dont la République démocratique du Congo serait victime en cas de non tenue desdites élections, la direction politique du CNB a pris certaines décisions Elle met en garde, une nouvelle fois, le gouvernement contre toutes démarches visant la révision constitutionnelle implicite par l’organisation de ces élections en dehors du délai prescrit par la loi fondamentale, et tient l’exécutif central pour responsable de toutes les conséquences qui résulteraient du non-respect de la Constitution, du désordre savamment entretenu en vue d’empêcher la tenue des élections.

Aussi, le parti cher à Freddy Matungulu exige la mise en œuvre de tous les moyens d’Etat aux fins de normaliser le processus électoral si dangereusement mis en péril, et rappelle au président de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) et à l’ensemble de son équipe leur obligation patriotique de défendre la Constitution, ce pacte social républicain porteur d’espoirs pour un Congo uni et meilleur.

Il exhorte, par ailleurs, la Cour constitutionnelle à accomplir avec lucidité, discernement et responsabilité ses missions de protection de la Constitution et de contribution exceptionnelle à l’œuvre nationale de consolidation de la démocratie et de l’établissement d’un vrai Etat de droit en République démocratique du Congo.

Par LM