Le président du Mouvement lumumbiste progressiste (MLP), Franck Diongo, a remis hier mercredi 24 février un mémorandum au Secrétaire général des Nations Unies, Ban-Ki-Moon. Dans ce document, Franck Diongo suggère que lors du prochain renouvellement de son mandat, la MONUSCO soit dotée d’un mandat de surveillance et de certification des élections.

L’élu de Lukunga est convaincu qu’on évitera ainsi les cas des deux dernières élections présidentielles où il y a eu contestation.

Franck Diongo demande que les Nations Unies, avec à leur tête le Secrétaire Général, soutiennent avec fermeté l’organisation, au moins de l’élection présidentielle dans le délai constitutionnel, et s’impliquent dans la mise en place, préalablement, d’un pouvoir organisateur des élections neutre et impartial.

Dans le même document, Franck Diongo récuse l’actuel Président de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) qu’il accuse de s’être aligné sur « la volonté du pouvoir d’ignorer la Constitution pour ses propres intérêts politiques… »

Le président du MLP, souhaite également que face aux violations des droits de l’homme, dont il redoute l’aggravation les jours à venir, la MONUSCO soit placée en permanence sous le Chapitre VII de la Charte des Nations Unies, et que le Secrétaire Général nomme un Rapporteur Spécial des droits de l’homme en RDC.

S’agissant de la crise politique actuelle en RDC, Diongo affirme qu’elle a été « artificiellement créée par le pouvoir en place.  »

Pour Franck Diongo, le dialogue politique en gestation est  » dilatoire « , « un subterfuge pour changer la constitution et s’offrir la possibilité d’une présidence à vie. »

Le président du MLP est formel,  » le décor est planté pour une explosion de violences qui plongeraient encore le pays dans des horreurs susceptibles d’affecter toute la sous-région. Ce risque aussi imminent que prévisible est bien connu des Nations Unies qui disposent dans le pays de la mission la plus importante de son histoire… »

Didier KEBONGO